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Pesticides: Les dernières réformes de l'UE menacent le secteur agricole marocain
Les dernières réformes de l'UE menacent le secteur agricole marocain

Pesticides: Les dernières réformes de l’UE menacent le secteur agricole marocain

Les dernières réformes de l’UE sur les pesticides menacent le secteur agricole marocain

La joie sur le surplus des exportations agricoles et agroalimentaires marocaines au sein de l’UE aura été de courte durée. En effet, les dernières réformes en matière de pesticides pourraient changer la donne.

Après la décision en janvier dernier du Luxembourg d’interdire totalement l’usage du glyphosate qui risque de créer un effet boule de neige chez le reste des pays européens, une nouvelle interdiction est venue frapper, il y a quelques jours, les importations européennes des fruits et légumes traités au chlorpyrifos; un autre pesticide jugé également dangereux pour la santé humaine.

Et cette fois-ci, ce sont tous les États membres de l’Union européenne qui ont convenu d’une telle interdiction. Or, à l’instar du glyphosate (un herbicide largement décrié à l’échelle mondiale pour ses risques cancérigènes pour l’humain), le chlorpyrifos continue de se commercialiser au Maroc à travers 53 produits homologués; selon l’index phytosanitaire de l’ONSSA, aux fins de lutter contre des ravageurs touchant de nombreuses cultures.

L’impact de ces réformes sur les produits marocains

Quand on sait que l’Union européenne incarne le débouché principal de nos exportations alimentaires (en représentant les deux tiers), l’inquiétude est légitime alors que les exportations marocaines de produits agricoles n’ont jamais été aussi vigoureuses que ce soit pour les cultures maraîchères classiques (tomates, haricots verts…); ou pour les produits où la montée en puissance est relativement récente (pastèques, fruits rouges…). D’ailleurs, nos exportations agroalimentaires ont quasiment doublé entre 2010 et 2019. Elles se sont hissées à près de 60 milliards de DH; sans compter que la santé des consommateurs marocains est également en jeu.

La question lancinante qui se pose donc : que va faire l’ONSSA. En effet, l’article 5 de la loi n°42-95 relative au contrôle et à l’organisation du commerce des produits pesticides à usage agricole stipule que « lorsqu’à la suite d’un fait nouveau… ou, éventuellement, après un nouvel examen, un produit ne satisfait plus aux conditions d’efficacité et d’innocuité à l’égard de l’homme, des animaux ou de leur environnement, l’homologation ou l’autorisation de vente est retirée ».

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