Tomate : les professionnels espagnols s’en prennent encore à la production marocaine

Par 2 min de lecture
Tomate : les professionnels espagnols s’en prennent encore à la production marocaine © DR

Avec 527 000 tonnes de tomates fraîches fournies à l’Union européenne en 2025, le Maroc représente près de 68,2 % des importations communautaires provenant de pays tiers. Une présence commerciale qui préoccupe la délégation espagnole lors d’une réunion sectorielle à Bruxelles qui continue encore et toujours de s’attaquer aux producteurs marocains pour préserver ses parts de marché en recul.

La concurrence marocaine reste un sujet plus que sensible pour les professionnels espagnols de la tomate. Réuni le 15 octobre à Bruxelles, le groupe d’experts tomate de l’Observatoire du marché des fruits et légumes de la Commission européenne a examiné la situation productive et commerciale du secteur. Selon le compte rendu publié par FEPEX le 19 octobre, la délégation espagnole a particulièrement insisté sur les difficultés du segment de la tomate cerise espagnol.

difficultés du segment de la tomate cerise espagnol

Les représentants espagnols signalent une diminution des superficies nationales espagnoles, notamment pour la tomate cerise vendue en vrac, qu’ils relient à la concurrence marocaine et aux écarts de coûts salariaux et de conditions réglementaires. Ils attribuent également aux prix du produit marocain une pression sur ceux de l’offre espagnole. Ces appréciations sont celles de la délégation professionnelle rapportées par FEPEX.

Les données commerciales présentées situent les importations européennes de tomates fraîches depuis les pays tiers à 773 000 tonnes en 2025, dont 527 000 tonnes originaires du Maroc. La proportion de 68,2 %, calculée à partir de ces volumes, concerne donc uniquement les approvisionnements extracommunautaires, et non l’ensemble du marché européen de la tomate.

Sur le plan agronomique, la campagne espagnole 2025/2026 aurait enregistré une baisse de production proche de 2 %, malgré une superficie globalement stable. FEPEX évoque des conditions climatiques défavorables, des problèmes phytosanitaires et le recours à des variétés résistantes aux virus, mais moins productives.

À ces contraintes s’ajoute la hausse des charges. Les chiffres relayés par la revue spécialisée F&H font état d’augmentations de 16 % pour l’énergie et le transport, et de 18 % pour les plastiques, les emballages et les conditionnements, par rapport à des conditions qualifiées de normales. L’amélioration des prix de vente n’aurait ainsi pas entraîné de progression équivalente de la rentabilité des producteurs espagnols.

Catégories : Culture de la tomate, Actu' Export, Actualité, Maraîchage

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués d'un astérisque.