Filière myrtille : les forces et défis du modèle marocain passés au crible par l’IBO

Par 2 min de lecture
Filière myrtille : les forces et défis du modèle marocain passés au crible par l’IBO © DR

Le Maroc s’impose comme un acteur crédible et en forte progression sur le marché mondial des myrtilles, mais plusieurs défis structurels devront encore être relevés pour consolider cette trajectoire. C’est le constat dressé par Mario Steta dans une analyse publiée par l’International Blueberry Organization.

Dans cette tribune intitulée « Morocco Works! … and can work even better », l’auteur souligne la transformation rapide du Royaume au cours des dernières années, notamment dans les infrastructures, l’agriculture horticole et les capacités d’exportation. Il met particulièrement en avant les régions de Moulay Bousselham et d’Agadir, devenues des pôles majeurs de production de fruits rouges.

Le texte rappelle que le Maroc dispose aujourd’hui d’atouts compétitifs importants : proximité du marché européen, stabilité politique, dispositifs de promotion des exportations via Morocco Foodex, encadrement sanitaire assuré par ONSSA, ainsi qu’une dynamique d’investissement soutenue dans les infrastructures hydriques et logistiques. L’auteur cite notamment les projets de dessalement et le « Morocco Water Highway » parmi les leviers structurants pour l’avenir du secteur.

Mais l’analyse pointe également plusieurs fragilités. La qualité des fruits est jugée encore trop irrégulière selon les opérateurs internationaux, tandis que la dépendance logistique au corridor Tanger-Algésiras constitue un risque pour la fluidité des exportations. L’auteur recommande aussi de renforcer les investissements dans la gestion de l’eau, le contrôle phytosanitaire, la sécurité alimentaire et les capacités de certification.

Lire aussi : Myrtilles marocaines : en grande surface française, des prix qui confirment la valeur de l’origine Maroc

Autre enjeu majeur soulevé : le manque croissant de main-d’œuvre qualifiée dans l’horticulture marocaine. Selon l’analyse, le Royaume devra accélérer la formation technique et améliorer les politiques de gestion du travail agricole pour accompagner l’expansion du secteur des baies.

Malgré ces défis, le constat global reste très favorable. « Morocco absolutely works », écrit Mario Steta, qui considère le Royaume comme l’un des exemples les plus solides de développement horticole en Afrique. Il estime également que le Maroc continuera de renforcer sa place sur le marché mondial de la myrtille grâce à l’augmentation des surfaces plantées, des volumes produits et des exportations.

Catégories : Culture de la myrtille, Actu' Export

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués d'un astérisque.