Olivier et salinité : l’APNI à Settat contribue à une étude sur le choix des fertilisants

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Olivier et salinité : l’APNI à Settat contribue à une étude sur le choix des fertilisants © DR

Des travaux associant l’Institut de l’Olivier tunisien et le bureau Afrique du Nord de l’APNI, installé à Settat, montrent que les réponses de jeunes oliviers au stress salin varient selon les traitements nutritionnels. Le nitrate de calcium et les acides aminés foliaires ressortent favorablement dans cet essai en pots.

Sous stress salin, tous les fertilisants ne produisent pas les mêmes effets sur l’olivier. C’est l’un des enseignements d’une étude publiée le 19 octobre 2026 dans BMC Plant Biology, à laquelle a contribué Hakim Boulal, de l’African Plant Nutrition Institute à Settat, aux côtés de Hanen Zaier et Ajmi Larbi, de l’Institut de l’Olivier tunisien.

Cette collaboration apporte des éléments expérimentaux utiles à la réflexion sur la nutrition de l’olivier. Son ancrage marocain repose sur la participation du bureau Afrique du Nord de l’APNI. Les travaux s’inscrivent dans un projet d’optimisation de la fertilisation de l’olivier en Tunisie et ne constituent pas une validation dans les vergers du Royaume.

L’expérience a porté sur des oliviers Arbequina d’un an, cultivés en pots de 20 litres et soumis à une concentration de 100 millimoles de chlorure de sodium par litre. Les chercheurs ont comparé quatre fertilisants minéraux et un biostimulant à base d’acides aminés appliqué sur le feuillage.

Deux traitements ont été associés à des réponses plus favorables : le nitrate de calcium et les acides aminés foliaires. Les observations concernent la croissance végétative, la production de biomasse et une moindre accumulation de sodium dans les parties aériennes. Le rapport entre les concentrations de sodium des feuilles et des racines était également plus faible.

L’intérêt technique de l’étude réside aussi dans les réponses moins favorables. Dans les conditions testées, le nitrate d’ammonium et le nitrate de potassium ont réduit la biomasse végétative sèche par rapport au traitement salin seul. L’urée a limité certains effets physiologiques du stress, sans améliorer globalement la biomasse. Ces résultats invitent à distinguer une réponse sur un indicateur physiologique d’un bénéfice mesuré sur la croissance.

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Pour les professionnels marocains, cette publication fournit ainsi des pistes de recherche plutôt qu’un programme de fertilisation. Les résultats obtenus sur Arbequina ne permettent pas de conclure à une réponse identique des autres variétés, notamment de la Picholine marocaine. Ils ne permettent pas davantage de définir une dose à l’hectare ou de chiffrer un bénéfice économique.

Avant toute transposition, des essais au verger devront préciser les réponses selon les conditions de sol, d’irrigation et de salinité. La portée actuelle des travaux reste celle d’une comparaison expérimentale sur de jeunes plants, sans démonstration d’un gain de rendement en conditions commerciales.

Source : Zaier, Boulal et Larbi, BMC Plant Biology, 19 octobre 2026.

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