Dans une démarche visant à garantir un approvisionnement suffisant en huile d’olive sur le marché national, le ministère de l’Industrie et du Commerce a annoncé le lancement officiel de l’importation en franchise douanière. Cette mesure, en vigueur jusqu’au 31 décembre 2024, concerne un quota limité à 10.000 tonnes d’huile d’olive vierge et extra vierge.
Les importateurs désireux de bénéficier de cette opportunité doivent soumettre leurs demandes au ministère au plus tard le 25 novembre 2024. La gestion du quota sera supervisée par une commission interministérielle regroupant les représentants des départements du commerce, de l’agriculture et de l’administration des douanes. Cette répartition vise à assurer une distribution équitable du contingent tarifaire.
Cette suspension des droits de douane intervient dans un contexte de crise de production. Le Maroc connaît une chute notable de sa récolte d’olives cette année. D’après les données du ministère de l’Agriculture, la production nationale n’a atteint que 950.000 tonnes, enregistrant une baisse de 11% par rapport à l’an dernier et un recul alarmant de 40% comparé aux rendements habituels.
Cette situation critique résulte des conditions climatiques défavorables et d’autres défis structurels affectant le secteur agricole. Elle a poussé l’Exécutif à agir rapidement pour éviter une flambée des prix et des pénuries sur le marché local.
L’importation en franchise douanière de l’huile d’olive vise à stabiliser le marché intérieur et à garantir l’accessibilité de ce produit de première nécessité. Les consommateurs marocains, déjà confrontés à une inflation généralisée des produits alimentaires, pourraient ainsi être épargnés de hausses excessives des prix de l’huile d’olive, qui est un pilier de la cuisine nationale.
Cette mesure est également perçue comme un soutien aux opérateurs du secteur, qui bénéficient d’un cadre réglementaire clair pour pallier les déficits. Cependant, elle soulève des interrogations sur la durabilité des solutions temporaires face aux défis structurels de l’agriculture marocaine.
Alors que la date butoir approche pour les demandes d’importation, tous les regards sont tournés vers la commission interministérielle, qui devra gérer ce quota stratégique avec diligence et transparence.
