Le Maroc confirme son statut de premier client agricole de la France en Afrique du Nord

Par 2 min de lecture
Le Maroc confirme son statut de premier client agricole de la France en Afrique du Nord © DR

Alors que les exportations agricoles françaises vers l’Afrique du Nord ont reculé en 2025, le Maroc fait figure d’exception. Portées notamment par une forte demande en céréales, les importations marocaines de produits agricoles français ont progressé de 8 % sur un an, atteignant 1,2 milliard d’euros. Une évolution qui confirme le rôle central du Royaume dans les échanges agricoles entre les deux pays.

Selon le rapport annuel sur les échanges agroalimentaires publié par le ministère français de l’Agriculture et FranceAgriMer, le Maroc demeure en 2025 le premier partenaire nord-africain de l’agriculture française. Cette performance contraste avec la tendance observée à l’échelle régionale. Les exportations françaises vers l’ensemble de l’Afrique du Nord ont en effet reculé de 13 %, pour s’établir à 1,9 milliard d’euros.

Cette baisse est principalement liée à l’effondrement des ventes françaises vers l’Algérie. Les exportations de blé tendre vers ce pays ont été quasiment nulles en 2025, alors qu’elles représentaient en moyenne près de 2 millions de tonnes par an entre 2020 et 2024. Les ventes de poudre de lait écrémé ont également fortement chuté.

Dans ce contexte, le marché marocain a joué un rôle stabilisateur pour les exportateurs français. FranceAgriMer indique que les ventes de blé vers le Royaume ont progressé d’environ 27 % en 2025. Plus marquant encore, la valeur des exportations françaises d’orge à destination du Maroc a été multipliée par trois par rapport à l’année précédente.

Cette hausse s’explique largement par les besoins d’approvisionnement du Royaume après plusieurs campagnes agricoles marquées par un déficit pluviométrique récurrent. Malgré l’amélioration des précipitations enregistrée durant la campagne 2024-2025, les disponibilités locales en céréales restent insuffisantes pour couvrir la demande nationale, notamment en blé tendre destiné à la consommation et en orge utilisée pour l’alimentation animale.

L’évolution observée confirme également la place stratégique du Maroc dans les flux agricoles méditerranéens. Face à une demande intérieure soutenue et à la nécessité de sécuriser les approvisionnements des filières céréalières et d’élevage, le Royaume continue de diversifier ses sources d’importation tout en maintenant des relations commerciales importantes avec les fournisseurs européens.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués d'un astérisque.