Malgré une sécheresse persistante, les exportations de pastèque et de melon démontrent un dynamisme remarquable.
Selon EastFruit, les melons marocains ont enregistré une hausse de 25 % de leurs volumes exportés en 2023 par rapport à 2022, totalisant près de 57 000 tonnes. Ce chiffre dépasse même la moyenne quinquennale, signe d’une reprise encourageante.
Un record a été atteint en juillet dernier, avec 12 000 tonnes de melons expédiées en un seul mois, soit douze fois plus qu’en juillet 2022. Cette flambée s’explique en grande partie par les mauvaises conditions chez les concurrents espagnols, contraints de réduire leur offre à cause de pluies abondantes et de grêle .
Les principales destinations des pastèques et melons marocains sont européennes, avec la France en tête, absorbant près de deux tiers des volumes exportés, suivie par l’Espagne.
Sur le volet pastèque, les exportations marocaines ont connu leur plus faible niveau depuis 2017, avec seulement 113 500 tonnes expédiées entre janvier et octobre 2024, générant 96 millions de dollars de revenus. Ce recul s’explique principalement par une sécheresse sévère ayant conduit à des restrictions de culture dans certaines régions, notamment Tata.
Face à la baisse de production, les prix de la pastèque ont fortement augmenté sur le marché intérieur, variant entre 5 et 20 dirhams le kilo, sous l’effet de restrictions régionales de culture. Ce phénomène pourrait rendre le fruit trop onéreux pour les consommateurs locaux si la tendance se poursuit.

