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Argan: Les femmes qui travaillent l'huile d'argan veulent un meilleur salaire
Les femmes qui travaillent l'huile d'argan veulent un meilleur salaire

Les femmes qui travaillent l’huile d’argan veulent un meilleur salaire

Les femmes qui travaillent l’huile d’argan veulent un meilleur salaire

L’huile d’argan du Maroc n’est plus à présenter. Incontournable dans les plats culinaires ou encore dans les produits cosmétiques, cette huile ne cesse de faire parler d’elle. Toutefois, malgré la montée des ventes dans le monde entier, des inquiétudes demeurent quant au salaire les conditions de travail des femmes qui produisent l’huile d’argan.

Souvent appelé «l’or liquide» du pays, les ventes mondiales d’huile d’argan montent en flèche, aidées par des études qui suggèrent qu’elle présente des avantages pour la santé. La production, qui provient presque entièrement du Maroc, devrait atteindre 19.623 tonnes US, soit 1,79 milliard de dollars soit 17.28 milliards de dirhams d’ici 2022, contre 4.836 tonnes US en 2014. Les travailleurs bénéficient d’une assurance maladie et de pensions, mais une des productrices souhaite que les salaires augmentent. Divorcée, elle dit qu’elle doit travailler de longues heures pour acheter des médicaments à sa fille.

Elle dit que si elle avait un meilleur salaire, elle pourrait passer plus de temps avec son enfant. Alors que l’industrie devient plus lucrative, la question du salaire des femmes est devenue un sujet de plus en plus d’actualité. Zoubida Charrouf, professeure de chimie à l’Université Mohammed V de Rabat est l’un des principaux défenseurs de salaires plus élevés.

La professeure Charrouf, qui a également contribué à stimuler la croissance des ventes d’huile d’argan après avoir publié des études sur ses bienfaits pour la santé, affirme que les salaires peuvent être aussi bas que 50 dollars soit environ 450 dirhams par mois. En effet, certaines entreprises préfèrent payer les chauffeurs de taxi et de bus pour amener les touristes dans leurs installations afin qu’ils puissent leur vendre l’huile d’argan, plutôt que de payer les travailleurs correctement.

D’éventuels redressements en vue

La situation est devenue un tel problème dans le pays que le ministre de l’Agriculture du Maroc a demandé à la professeur Charrouf de l’aider à forcer les entreprises à rejoindre les organisations professionnelles de l’industrie et à s’engager à verser au personnel le salaire minimum.

Toutefois, certaines se disent bénéficier de certains avantages comme par exemple l’assurance maladie révèle une ancienne femme de ménage. «L’argan est un produit local, et je voulais vraiment travailler avec ça», dit-elle. “En tant que femme de ménage, je n’avais pas non plus d’assurance maladie ou pension. Maintenant, mon fils peut aller à l’université et je peux acheter ce dont j’ai besoin.”

Une autre ajoute qu’elle est heureuse que le géant des cosmétiques L’Oréal se soit engagé à acheter toute son huile d’argan auprès de petites coopératives adhérant aux principes du commerce équitable.

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