Avec 27 410 tonnes de courgettes vendues dans l’Union européenne entre août 2025 et juillet 2026, le Maroc représente 5,81 % des volumes importés recensés. Le bilan publié par Hortoinfo fait apparaître un recul de 22,28 % des ventes marocaines sur dix campagnes, tandis que l’Espagne demeure largement en tête.
Le Maroc figure au troisième rang des fournisseurs de courgettes de l’Union européenne pour la campagne 2025/2026. Selon une analyse publiée le 13 octobre par Hortoinfo, à partir des données Euroestacom, le Royaume a écoulé 27,41 millions de kilos sur les marchés communautaires entre le 1er août 2025 et le 31 juillet 2026. La valeur de ces échanges atteint 39,5 millions d’euros, pour un prix moyen de 1,44 euro par kilo.
Ce classement place le Maroc derrière l’Espagne et l’Allemagne. Il convient toutefois d’en préciser le périmètre : le rapport rassemble les approvisionnements des États membres provenant aussi bien de partenaires européens que de pays extérieurs à l’Union. Les 5,81 % attribués au Royaume correspondent ainsi à sa part dans les volumes importés étudiés, et non dans l’ensemble de la consommation européenne de courgettes, qui comprend également les productions commercialisées sur leur marché national.
L’Espagne concentre à elle seule 67,32 % de ces volumes. Ses ventes atteignent 317,69 millions de kilos, pour une valeur de 455,25 millions d’euros et un prix moyen de 1,43 euro par kilo. Sur les dix campagnes comparées, les expéditions espagnoles progressent de 20,31 %, contre 264,07 millions de kilos en 2016/2017. Cette trajectoire contraste avec celle du Maroc, dont les ventes diminuent de 22,28 % entre 2016/2017 et 2025/2026.
Le prix moyen marocain apparaît pratiquement aligné sur celui de l’Espagne : 1,44 euro par kilo contre 1,43 euro.
L’Allemagne occupe la deuxième place avec 28,49 millions de kilos, soit 6,04 % du total recensé, pour 47,32 millions d’euros. Le Maroc se situe donc à proximité de ce fournisseur en volume. Ce classement des échanges doit également être distingué d’un classement de la production : les données publiées ne précisent pas la part éventuelle des réexportations dans les ventes des différents pays.
Le prix moyen marocain apparaît, pour sa part, pratiquement aligné sur celui de l’Espagne : 1,44 euro par kilo contre 1,43 euro. À cette échelle statistique, le Royaume ne présente donc pas de décote marquée par rapport au premier fournisseur. Cette moyenne ne renseigne toutefois ni sur les prix départ exploitation, ni sur les coûts de conditionnement et de transport, ni sur les marges effectivement dégagées par les producteurs et les exportateurs.
Les écarts de prix doivent aussi être interprétés avec prudence. Le rapport ne ventile pas les ventes selon les périodes de commercialisation, les calibres, les certifications ou les circuits de distribution. Il serait donc hasardeux d’y lire, à lui seul, un avantage de qualité ou de rentabilité pour une origine donnée.
Au total, les États membres ont importé 471,88 millions de kilos de courgettes sur la période étudiée, pour 674,3 millions d’euros. Pour la filière marocaine, le bilan associe ainsi une présence commerciale toujours significative à un recul mesuré sur dix campagnes. L’analyse des débouchés, des calendriers de livraison et des coûts reste nécessaire pour comprendre cette évolution et orienter les décisions de campagne.
