La nouvelle campagne céréalière 2025-2026 s’ouvre dans un contexte favorable pour les importateurs marocains de blé tendre. Profitant de la fin des récoltes dans les principaux pays producteurs et d’une accalmie sur les marchés internationaux, ces derniers ont rapidement enclenché leurs opérations d’achat. Leur objectif : sécuriser les volumes nécessaires tout en bénéficiant d’une stabilité des prix et des taux de change.
Une subvention publique toujours suspendue
Dans ce climat de relative sérénité, l’Office national interprofessionnel des céréales et légumineuses (ONICL) a décidé de prolonger la suspension de la subvention forfaitaire à l’importation du blé tendre. Une mesure qui s’explique par le fait que les cours internationaux n’ont pas franchi le seuil de référence fixé à 270 dirhams le quintal. Actuellement, les prix se maintiennent en dessous de 260 dirhams, écartant la nécessité d’un soutien direct de l’État.
Lors de la saison précédente, la France s’est imposée comme le principal fournisseur du Maroc, livrant plus de deux millions de tonnes de blé tendre. D’autres origines, telles que la Russie, le Brésil, l’Allemagne et le Canada, ont également contribué, portant le volume total importé à plus de 10,2 millions de tonnes.
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« L’organisation des importations est optimale en ce début de campagne, qui coïncide avec la fin des récoltes dans les pays exportateurs », souligne Abdelkader Alaoui, président de la Fédération nationale de la minoterie. Dans une déclaration à Hespress, il précise que « les importateurs ont déjà commencé leurs achats, qu’il s’agisse de cargaisons attendues dès le mois d’octobre ou dans les mois suivants ».
Anticipation et logistique maîtrisée
Selon Alaoui, cette anticipation vise à tirer parti de la conjoncture actuelle, marquée par des prix stables et un taux de change favorable. Les délais d’acheminement jouent également un rôle stratégique : environ 12 jours pour les cargaisons en provenance de Russie, contre 5 jours seulement depuis la France.
« La poursuite de la suspension de la subvention publique découle directement de cette situation », poursuit-il auprès de Hespress, rappelant que le marché reste bien approvisionné et que les prix ne justifient pas pour l’instant une intervention étatique.
