Dans la commune de Toubkal, province de Taroudant, un projet d’amélioration des infrastructures hydro-agricoles, financé par le gouvernement japonais à hauteur de 646 026 dirhams, a été inauguré le 19 octobre 2026. Destiné à améliorer l’acheminement de l’eau d’irrigation et à réduire les pertes dans les réseaux traditionnels, cet aménagement concerne 1 264 habitants répartis dans quatre douars.
Un nouvel investissement dans les infrastructures d’irrigation vient renforcer les équipements agricoles de la commune de Toubkal, dans la province de Taroudant. La cérémonie d’inauguration, organisée le lundi 19 octobre 2026, s’est déroulée en présence de l’ambassadeur du Japon au Maroc, Masahiro Nakata, des autorités locales et des représentants de l’Association Ouanamrou pour le développement et la coopération, bénéficiaire du financement.
L’initiative s’inscrit dans le programme japonais KUSANONE, consacré au financement de microprojets locaux contribuant à la sécurité humaine et à l’amélioration des conditions de vie des populations rurales.
Un réseau modernisé pour limiter les pertes d’eau
Le projet a permis de remplacer trois canaux traditionnels d’irrigation par des conduites souterraines en PVC, sur une longueur totale de 1 742 mètres. Ces installations doivent améliorer l’acheminement de l’eau vers les terres agricoles, réduire les pertes enregistrées dans les réseaux en terre et diminuer le temps nécessaire à l’approvisionnement des parcelles.
Les travaux concernent les douars d’Imlil, d’Ouaouenzourte, d’Alemkal et de Mazgmate. Ces quatre localités figuraient déjà dans le projet présenté officiellement par l’ambassade du Japon en décembre 2025.
Dans cette zone montagneuse, l’accès à l’eau constitue un enjeu important pour le maintien des activités agricoles. Les systèmes traditionnels de distribution peuvent entraîner des pertes par infiltration et compliquer l’acheminement vers les parcelles situées en aval.
Le remplacement des canaux en terre par des conduites fermées vise notamment à mieux maîtriser le transport de l’eau. Il ne constitue toutefois pas, à lui seul, une garantie d’augmentation des ressources hydriques disponibles, qui restent dépendantes des conditions locales d’approvisionnement.
Un financement japonais de plus de 646 000 dirhams
Le financement du projet a été formalisé le 12 décembre 2025 à Rabat, lors d’une cérémonie de signature des contrats de dons organisée par l’ambassade du Japon.
Le montant initial annoncé était de 61 243 euros pour la modernisation d’environ 1 700 mètres de canalisations hydro-agricoles. La publication officielle du 16 décembre 2025 précisait que les nouvelles installations devaient contribuer à stabiliser l’approvisionnement en eau agricole des quatre douars.
À l’occasion de l’inauguration, les médias marocains ont indiqué que la contribution japonaise représentait précisément 646 026,70 dirhams, pour un réseau finalement réalisé sur 1 742 mètres.
Une amélioration attendue des conditions de production agricole
Selon les propos de l’ambassadeur du Japon rapportés par la presse, la superficie cultivable aurait presque doublé grâce à ces nouveaux aménagements. Cette évolution pourrait favoriser une meilleure valorisation des terres agricoles et contribuer à l’amélioration des revenus des exploitations familiales.
Cette indication reste néanmoins à apprécier avec prudence, faute de données publiées précisant les surfaces concernées avant et après la réalisation du projet.
Au-delà de l’investissement matériel, cette réalisation illustre l’intérêt des infrastructures hydrauliques de proximité pour les territoires montagneux du Maroc. La modernisation des réseaux collectifs peut contribuer à sécuriser l’accès à l’eau, à améliorer les conditions d’irrigation et à soutenir le maintien d’une activité agricole dans les zones rurales confrontées à des contraintes hydriques croissantes.
Source : AnfasPresse, LeMatin et Ambassade du Japon

