Le groupe de contact Pomme et Poire réunissant la France, l’Italie, l’Espagne et le Portugal s’est réuni les 10 et 11 juin à Saluzzo, dans la région italienne du Piémont, afin d’examiner les prévisions de campagne 2026 ainsi que les principaux défis auxquels fait face la filière européenne des fruits à pépins. Parmi les sujets abordés, la question phytosanitaire s’est imposée comme l’une des préoccupations majeures des producteurs européens.
Selon les informations communiquées par la fédération espagnole FEPEX, les représentants des quatre pays ont notamment discuté des conséquences de la suppression progressive de substances actives au sein de l’Union européenne. Les producteurs estiment que la réduction continue des solutions de protection des cultures complique la gestion sanitaire des vergers et menace la compétitivité de la production européenne face à la concurrence internationale.
Les discussions ont également porté sur la proposition de règlement européen relative à la simplification des règles de sécurité alimentaire et de l’alimentation animale. FEPEX plaide pour une meilleure harmonisation des procédures d’autorisation des matières actives entre les États membres ainsi qu’une accélération des processus d’évaluation et d’approbation des nouvelles solutions phytosanitaires.
Au-delà des enjeux réglementaires, la réunion a permis de dresser un premier état des lieux de la campagne 2026 dans les quatre principaux pays producteurs de pommes et de poires du sud de l’Europe. Ce groupe de contact constitue depuis plusieurs années une plateforme stratégique de concertation entre les organisations professionnelles et les administrations agricoles de ces pays afin de coordonner leurs positions sur les questions de marché, de production et de réglementation.
Pour le Maroc, l’évolution de la réglementation phytosanitaire européenne influence directement les flux commerciaux de fruits frais sur le marché communautaire. Toute baisse de production ou augmentation des coûts de production dans les vergers européens pourrait modifier les équilibres du marché et créer de nouvelles opportunités pour les exportateurs marocains, notamment sur certains segments de fruits frais destinés à l’Union européenne.

