Nadorcott : pour une professionnelle la situation s’est améliorée par rapport à l’année précédente

Par 2 min de lecture Mis à jour Il y a 7 mois
Nadorcott : pour une professionnelle la situation s’est améliorée par rapport à l’année précédente © DR
Nadorcott

Alors que la campagne des mandarines marocaines touche à sa dernière phase, les producteurs font face à une saison marquée par des défis de production et une compétition féroce sur les marchés internationaux.

Entre conditions climatiques difficiles et rivalité avec l’Égypte, la Nadorcott marocaine a dû se frayer un chemin dans un contexte commercial complexe. Les dernières cueillettes de Nadorcott s’achèveront autour du 7 ou 8 mars, avant le passage au stockage, selon Salma Keroua, directrice exécutive de Cap Growers se confiant à Freshplaza. Après cette étape, l’offre de mandarines diminuera progressivement jusqu’à la fin des stocks, prévue pour fin avril.

Malgré des conditions de production toujours difficiles, principalement en raison de la sécheresse, des signes d’amélioration sont notables cette année. « Nous avons dû arracher des fruits pour en sauver d’autres, mais la situation s’est améliorée par rapport à l’année précédente », explique Salma Keroua. La superficie cultivée a augmenté dans plusieurs régions clés du Maroc, notamment le Gharb, Marrakech, Berkane et Beni Mellal, une dynamique qui pourrait à terme renforcer l’offre nationale.

Si l’expansion des cultures est une bonne nouvelle pour les producteurs, la commercialisation des mandarines marocaines a été plus complexe cette saison. En cause, une forte concurrence égyptienne, qui a perturbé les marchés d’exportation. « Les mandarines égyptiennes ont inondé le marché européen à des prix imbattables », note Keroua.

Le marché local reste à conquérir 

D’autres marchés se sont également révélés porteurs, notamment la Russie et l’Amérique du Nord, où la demande a été forte. Cette diversification des débouchés a permis de limiter l’impact de la pression concurrentielle en Europe.

Face aux défis du marché international, les producteurs marocains se tournent désormais vers le marché local comme levier de croissance. En février, une campagne publicitaire a été lancée pour promouvoir la Nadorcott auprès des consommateurs marocains.

Si cette variété est appréciée pour sa qualité constante, elle souffre d’un manque de popularité au Maroc, où les clémentines restent le choix privilégié des consommateurs. « Augmenter la demande locale pour améliorer les prix est une bonne idée », estime Keroua.

Source : Freshplaza
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