Le Maroc adopte la Déclaration de Cordoue pour une oléiculture mondiale durable

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Le Maroc adopte la Déclaration de Cordoue pour une oléiculture mondiale durable

À l’occasion de la Journée mondiale de l’Olivier, célébrée à Cordoue sous l’égide du ministère espagnol de l’Agriculture et du Conseil oléicole international (COI), le Maroc a officiellement adopté, le 20 novembre 2025, la Déclaration de Cordoue, un engagement collectif visant à renforcer la durabilité et la résilience de la filière oléicole à l’échelle mondiale.

Signée par les ministres de l’Agriculture et plusieurs organisations internationales, cette Déclaration rappelle l’importance stratégique de l’olivier – arbre millénaire et symbole universel de paix – et souligne son rôle dans la sécurité alimentaire, la santé humaine, la lutte contre la désertification et l’adaptation au changement climatique.

Représentant le Royaume, Ahmed El Bouari, ministre de l’Agriculture, a mis en avant le poids central de l’oléiculture dans le modèle agricole marocain : 1,2 million d’hectares, soit 65 % de la sole arboricole nationale, plus de 51 millions de journées de travail annuelles, une couverture de 19 % des besoins nationaux en huiles alimentaires et une contribution annuelle de 2,1 milliards de dirhams à la balance commerciale.

Le Maroc, puissance oléicole historique, rappelle ainsi son engagement pour une filière modernisée et durable. Après les avancées du Plan Maroc Vert, la stratégie Génération Green 2020–2030 poursuit la transformation de la filière en renforçant qualité, valorisation et compétitivité.

Avec la Déclaration de Cordoue, le Royaume s’engage à intensifier la coopération technique, soutenir la recherche et l’innovation, améliorer la gestion des ressources naturelles et promouvoir la qualité des produits oléicoles sur les marchés internationaux. Un positionnement qui confirme la volonté du Maroc de contribuer activement à l’avenir de l’oléiculture mondiale.

Au-delà de la dimension institutionnelle, la présidence marocaine du COI en 2026 s’annonce comme une opportunité stratégique pour renforcer la voix des pays producteurs face aux défis qui touchent aujourd’hui l’ensemble du bassin méditerranéen : raréfaction de l’eau, montée des exigences qualitatives et volatilité des marchés internationaux. En assumant ce rôle, le Royaume aura la possibilité de promouvoir davantage les standards de qualité, d’encourager l’harmonisation des normes et de soutenir des initiatives communes en matière de recherche, de résilience climatique et de valorisation des produits oléicoles. Le Maroc pourra également mettre en avant les avancées réalisées dans la modernisation de sa propre filière, devenue l’un des socles de son agriculture arboricole.

Cette montée en responsabilité intervient aussi dans un contexte où la coopération méditerranéenne autour de l’oléiculture prend une importance croissante. La dynamique confirmée à Cordoue, et illustrée par les échanges entre les ministres marocain et espagnol, témoigne d’une volonté de coordonner les réponses face aux enjeux sanitaires, phytosanitaires et environnementaux auxquels tous les pays sont confrontés. En 2026, le Maroc pourra ainsi utiliser la plateforme du COI pour favoriser de nouveaux partenariats, encourager la diffusion des bonnes pratiques et consolider un dialogue régional fondé sur la confiance, la transparence et l’innovation.

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