Le Parlement européen a approuvé définitivement le nouveau règlement encadrant les nouvelles techniques génomiques (NTG), marquant une étape importante pour l’innovation agricole au sein de l’Union européenne.
Cette décision, saluée par la fédération espagnole des producteurs et exportateurs de fruits et légumes FEPEX, met fin à plusieurs années de débats réglementaires et ouvre la voie à l’utilisation encadrée de ces technologies dans l’amélioration des plantes.
Les NTG regroupent des outils de sélection avancés permettant de modifier de manière précise certains gènes des plantes, sans nécessairement introduire d’ADN étranger. Selon le nouveau cadre européen, les plantes obtenues par ces techniques seront réparties en deux catégories. Les NTG-1, considérées comme équivalentes à celles pouvant être obtenues par sélection conventionnelle, bénéficieront d’un régime simplifié. Les NTG-2 resteront soumises à une évaluation complète similaire à celle appliquée aux organismes génétiquement modifiés.
Pour FEPEX, cette évolution réglementaire permettra d’accélérer la création de nouvelles variétés mieux adaptées aux défis actuels de l’agriculture. Parmi les bénéfices attendus figurent une meilleure résistance aux maladies et aux ravageurs, une tolérance accrue à la sécheresse et aux températures élevées ainsi qu’une utilisation plus efficace de l’eau et des éléments nutritifs. L’organisation estime également que ces innovations pourraient contribuer à réduire le recours aux produits phytosanitaires tout en améliorant la compétitivité des filières horticoles européennes.
Le secteur agricole européen considère cette réforme comme un levier stratégique face aux effets du changement climatique et à la concurrence internationale. Plusieurs organisations professionnelles soulignent que les nouvelles techniques génomiques pourraient accélérer significativement les programmes de sélection végétale et favoriser l’émergence de cultures plus résilientes.
Après sa publication au Journal officiel de l’Union européenne, le règlement entrera en vigueur avant une application effective prévue à partir de 2028, laissant aux acteurs de la filière semencière et aux producteurs le temps de préparer son déploiement.
