La visite officielle de la ministre finlandaise de l’Agriculture et des Forêts, Sari Essayah, au Maroc du 24 au 27 mars 2026 s’inscrit dans une dynamique de renforcement des relations agricoles et forestières entre le Royaume et la Finlande.
Annoncée par le gouvernement finlandais, cette mission vise à consolider les échanges économiques et techniques, notamment autour de la gestion durable des ressources forestières et de l’eau, deux domaines stratégiques pour l’agriculture marocaine face aux défis climatiques.
Selon les informations publiées sur différents médias locaux, la ministre sera accompagnée d’une délégation d’acteurs économiques finlandais issus des secteurs forestier et hydrique. Le programme prévoit des rencontres institutionnelles avec plusieurs responsables marocains, ainsi que des échanges techniques organisés en collaboration avec l’Agence nationale des eaux et forêts. L’objectif est d’identifier des pistes concrètes de coopération, notamment en matière de recherche scientifique appliquée, de gestion durable des forêts et d’innovation technologique dans la gestion de l’eau.
Le Maroc manifeste un intérêt croissant pour l’expertise finlandaise dans la gestion forestière durable, domaine dans lequel la Finlande dispose d’une expérience reconnue à l’échelle internationale. Ce rapprochement intervient dans un contexte où la stratégie nationale forestière marocaine, portée par l’ANEF, cherche à renforcer la résilience des écosystèmes forestiers tout en développant des filières économiques liées au bois et aux produits forestiers.
Du côté finlandais, le Royaume est perçu comme un marché à fort potentiel. La ministre a ainsi estimé que le Maroc constitue « un marché prometteur et important pour le développement du secteur de l’industrie du bois, avec des opportunités significatives de coopération dans le domaine de l’expertise en eau ». Cette déclaration souligne l’intérêt croissant des entreprises finlandaises pour les projets marocains liés à la gestion durable des ressources naturelles.
Cette visite pourrait ainsi ouvrir la voie à des partenariats techniques dans l’irrigation efficiente, la valorisation forestière et l’innovation dans la gestion de l’eau, des axes directement liés à la compétitivité des filières agricoles marocaines.

