La question des ressources hydriques dans la province de Fquih Ben Salah, sous pression croissante des changements climatiques, a été au cœur d’une rencontre scientifique organisée jeudi à l’Institut des Techniciens Spécialisés en Agriculture. Initiée par l’Association des chercheurs géographes en eau et environnement, en partenariat avec des institutions universitaires et des acteurs professionnels, cette journée s’inscrit dans un contexte marqué par la récurrence des sécheresses et leurs impacts directs sur l’agriculture régionale.
Intervenant à cette occasion, Tariq El Orfi, professeur à l’Université Cadi Ayyad et président de l’association organisatrice, a souligné que cette quatrième édition vise à renforcer les passerelles entre la recherche scientifique et les réalités du terrain agricole. Il a insisté sur la nécessité de fonder les stratégies d’adaptation sur un diagnostic partagé et des approches concertées, dans un bassin à forte vocation agricole particulièrement exposé au déficit pluviométrique.
L’accent a également été mis sur le caractère structurel du stress hydrique au Maroc. Malgré une amélioration conjoncturelle liée aux dernières précipitations, les intervenants ont appelé à maintenir une vigilance stratégique et à accélérer l’adoption de solutions durables, notamment en matière de gestion rationnelle de l’eau.
Dans ce sens, M’hammed Riad, président de la Chambre d’agriculture de Béni Mellal-Khénifra, a relevé l’importance de traduire les échanges scientifiques en recommandations opérationnelles adaptées aux périmètres irrigués comme aux zones bour. Il a plaidé pour une coordination renforcée entre chercheurs, institutions et agriculteurs afin de garantir la durabilité des ressources hydriques.
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Sur le plan opérationnel, Mohamed Riad, président de la Fédération des associations d’irrigation de la région, a indiqué que les récentes pluies ont contribué à améliorer le niveau des retenues de barrages, offrant une visibilité relative pour les prochaines campagnes agricoles. Il a néanmoins insisté sur la nécessité de généraliser les systèmes d’irrigation économes en eau, notamment le goutte-à-goutte, déjà largement adopté dans le périmètre de Bni Moussa.
La rencontre a été marquée par des présentations techniques sur la sécheresse, la gouvernance de l’eau et les stratégies d’adaptation, ainsi que par une visite de terrain mettant en lumière des initiatives locales en matière d’efficience hydrique.
MAP
