Brésil : 10 milliards d’euros pour lutter contre les effets du changement climatique

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Brésil : 10 milliards d’euros pour lutter contre les effets du changement climatique © DR

Le Brésil mobilise 10 milliards d’euros pour reconstruire le Rio Grande do Sul, dévasté par des inondations historiques

Le gouvernement brésilien a annoncé un plan d’urgence massif pour répondre aux dégâts causés par les inondations meurtrières qui ont ravagé l’État du Rio Grande do Sul. Face à une catastrophe sans précédent, le président Luiz Inácio Lula da Silva a promis un investissement colossal de près de 10 milliards d’euros, visant à restaurer l’économie locale, à soutenir les agriculteurs touchés, et à reconstruire les infrastructures.

Lors d’une réunion à Brasilia, le chef de l’État a coordonné les efforts du gouvernement fédéral et de partenaires internationaux pour venir en aide à cette région agricole clé du pays. Le ministre des Finances, Fernando Haddad, a précisé que le gouvernement débloquerait environ 50 milliards de réais (9 milliards d’euros), auxquels s’ajouteront les fonds de la Banque interaméricaine de développement (BID). Cette dernière allouera un milliard d’euros pour des initiatives centrées sur la protection de l’emploi, le soutien aux entreprises et la reconstruction d’infrastructures essentielles, a confirmé Ilan Goldfajn, président brésilien de l’institution.

Les dégâts causés par les inondations touchent profondément le secteur agricole, pilier économique du Rio Grande do Sul et moteur de l’économie brésilienne. Des champs de soja et de riz, noyés sous plusieurs mètres d’eau, sont devenus inaccessibles, provoquant des pertes catastrophiques.

L’État, qui espérait une récolte record de soja dépassant 22 millions de tonnes cette année, pourrait perdre jusqu’à 5 millions de tonnes, selon les estimations des spécialistes. Le soja, essentiel pour l’alimentation animale et pour les exportations du pays, subit ainsi un coup dur. Par ailleurs, la production de riz, pour laquelle le Rio Grande do Sul est leader avec 6,9 millions de tonnes l’an dernier, est également menacée : 15 % des cultures n’avaient pas encore été récoltées avant la montée des eaux.

Face à ces pertes agricoles, le gouvernement brésilien anticipe des pénuries potentielles et a annoncé des mesures pour limiter l’impact sur les consommateurs. Parmi celles-ci, l’importation de riz depuis l’étranger a été confirmée, dans un effort visant à stabiliser les marchés et à empêcher une flambée des prix.

Le Rio Grande do Sul, déjà affecté par une sécheresse et deux autres épisodes d’inondations au cours de l’année écoulée, se retrouve une fois encore en première ligne des effets du changement climatique. Les coopératives de paysans décrivent une situation jamais vue, où routes coupées, élevages inaccessibles et entrepôts inondés laissent un paysage de désolation.

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Alors que des pluies supplémentaires sont redoutées dans les jours à venir, la priorité est désormais de déployer rapidement les ressources promises pour reconstruire la région et renforcer sa résilience face aux catastrophes climatiques futures.

Avec ce plan d’action, le gouvernement brésilien espère redonner espoir à une population durement éprouvée et relancer une économie essentielle pour le pays tout entier.

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