Vers une importation céréalière record en 2024

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Vers une importation céréalière record en 2024 © DR
Céréales

Le Maroc se prépare à affronter une épreuve délicate : la campagne céréalière de 2024 s’annonce comme l’une des plus sombres périodes pour le Royaume depuis près de quatre décennies.

Les minotiers, qui sont souvent les premiers à ressentir les soubresauts de l’agriculture céréalière, sonnent l’alarme face à une récolte maigre, estimée à seulement 25 millions de quintaux par Bank Al-Maghrib (BAM). Ce chiffre marque un net recul par rapport aux 55,1 millions de quintaux de l’année précédente, soulignant ainsi la gravité de la situation.

Selon Hespress qui s’appuie sur les dernières données de Bank Al-Maghrib, le Maroc se prépare à une récolte de seulement 25 millions de quintaux pour ses céréales principales. Un tel déficit prévisionnel entraînera inévitablement une augmentation significative des importations pour combler les lacunes de la production nationale dans divers secteurs.

Le communiqué officiel de Bank Al-Maghrib, publié le 19 mars, a jeté une ombre sur les perspectives en annonçant une prévision décevante pour l’actuelle saison céréalière, avec un volume de récolte estimé à 25 millions de quintaux, en nette chute par rapport aux 55,1 millions de l’année précédente.

Cette baisse alarmante pourrait conduire à l’une des récoltes les plus faibles que le Maroc ait connues, à peine dépassant les niveaux catastrophiques de 24 et 18 millions de quintaux enregistrés par le passé. Les raisons de cette catastrophe agricole peuvent être attribuées aux caprices météorologiques : une pluviométrie irrégulière et mal répartie qui a eu des conséquences néfastes sur les terres agricoles du Maroc, désormais réduites à 2,5 millions d’hectares contre près de 3,7 millions l’année précédente.

Face à cette réalité, le pays est contraint de procéder à des importations massives de céréales précise toujours Hespress, estimées à 100 millions de quintaux, afin de répondre aux besoins nationaux, notamment en alimentation animale. Le blé dur et le blé tendre, fondamentaux dans la consommation marocaine, représenteront à eux seuls une demande d’importation d’au moins 60 millions de quintaux. Dans un contexte international où les cours des céréales sont en baisse, le Maroc semble saisir une opportunité pour réajuster sa stratégie d’importation.

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