Le gouvernement marocain a engagé une nouvelle série de réunions avec les centrales syndicales les plus représentatives, la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM) et la Confédération Marocaine de l’Agriculture et du Développement Rural (COMADER), dans le cadre de la session d’avril du dialogue social. Ces échanges, présidés par le Chef du gouvernement, s’inscrivent dans la continuité de la charte nationale du dialogue social et visent à consolider les acquis et engagements des partenaires économiques et sociaux.
Dans un contexte marqué par des avancées significatives, le gouvernement met en avant un bilan axé sur l’amélioration du pouvoir d’achat et le renforcement de la protection sociale. Pour le secteur agricole, la principale mesure concerne la revalorisation du Salaire Minimum Agricole Garanti. Le SMAG a enregistré une hausse de 25 %, passant de 1.994,2 dirhams avant 2021 à 2.533,44 dirhams mensuels nets à compter du 1er avril 2026. Cette augmentation de plus de 539 dirhams constitue un levier direct d’amélioration des revenus pour les ouvriers agricoles.
augmentation de plus de 539 dirhams
Cette évolution intervient dans un contexte où la main-d’œuvre agricole reste fortement exposée aux aléas économiques et climatiques. La hausse du SMAG pourrait ainsi contribuer à stabiliser l’emploi rural et à renforcer l’attractivité du travail agricole, notamment dans les filières à forte intensité de main-d’œuvre comme les cultures maraîchères et arboricoles.
Parallèlement, l’alignement progressif des conditions salariales entre secteurs agricole et non agricole, où le SMIG a progressé de 20 %, traduit une volonté de réduire les écarts structurels. Cette dynamique pourrait avoir des répercussions sur les coûts de production, un enjeu central pour la compétitivité des exploitations marocaines, en particulier à l’export.
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Au-delà des salaires, le dialogue social a également permis des avancées en matière de protection sociale. La réduction du seuil de cotisation pour accéder à la pension de vieillesse à 1.320 jours, avec effet rétroactif, ouvre de nouvelles perspectives pour les travailleurs agricoles déclarés.
À travers cette nouvelle session, le gouvernement réaffirme son engagement à poursuivre les réformes sociales, en concertation avec les acteurs économiques, dont la COMADER, représentant clé des intérêts agricoles. Pour les professionnels du secteur, ces mesures devront désormais être analysées à l’aune de leur impact sur la durabilité économique des exploitations et la structuration du marché du travail rural.
MAP
