Irrigation : un levier de productivité encore sous-exploité

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LeSaviezVous 600 400 e1777904793921À l’échelle mondiale, seulement 16 % des terres agricoles sont irriguées, mais elles génèrent près de 40 % de la production alimentaire.

Ce différentiel illustre un enjeu majeur pour les agricultures méditerranéennes, notamment au Maroc, où la variabilité climatique reste un facteur limitant. Dans les zones bour, qui représentent encore une large part de la SAU nationale, les rendements restent fortement dépendants des précipitations, souvent irrégulières.

Dans ce contexte, les politiques agricoles marocaines ont fait de l’irrigation un pilier stratégique, avec une accélération de la reconversion vers le goutte-à-goutte dans le cadre du Plan Maroc Vert.

Sur le terrain, les résultats sont tangibles. Selon plusieurs retours techniques observés, l’irrigation localisée permet non seulement d’économiser jusqu’à 60 % d’eau, mais aussi d’augmenter les rendements de 20 à 50 % sur des cultures à forte valeur ajoutée.

Au-delà de la performance hydrique, c’est toute la logique agronomique qui évolue. L’irrigation maîtrisée permet une fertilisation plus précise, une meilleure régularité de production et une adaptation aux exigences des marchés d’exportation.

Dans un contexte de stress hydrique croissant, la question n’est donc plus seulement d’irriguer, mais d’optimiser chaque mètre cube d’eau utilisé.

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