Chaleur, grêle et orages : alerte météo pour les cultures dans plusieurs provinces

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Chaleur, grêle et orages : alerte météo pour les cultures dans plusieurs provinces
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La Direction générale de la météorologie annonce des températures pouvant atteindre 46 °C mardi 8 et mercredi 9 septembre, tandis que plusieurs zones montagneuses et agricoles sont exposées à des averses orageuses, à la grêle et à de fortes rafales. Une situation qui appelle à renforcer la surveillance des vergers, des cultures maraîchères, des élevages et des équipements d’irrigation.

Une vague de chaleur particulièrement intense touche plusieurs provinces du Royaume mardi 8 et mercredi 9 septembre 2026. Selon un bulletin d’alerte météorologique de niveau orange émis par la Direction générale de la météorologie, les températures devraient atteindre 42 à 46 °C dans les provinces de Tata, Es-Semara, Assa-Zag, Boujdour, Oued Ed-Dahab et Aousserd.

Des maximales comprises entre 38 et 42 °C sont également prévues durant les deux journées à Guelmim, Laâyoune, Taroudant, Tan-Tan et Tarfaya. Mardi, ce niveau de chaleur doit aussi concerner Chtouka-Aït Baha, Tiznit, Sidi Ifni, Chichaoua, El Kelâa des Sraghna, Marrakech, Rehamna, Khémisset, Fquih Ben Salah, Safi, Settat, Inezgane-Aït Melloul, Benslimane, Agadir-Ida-Ou-Tanane, Berrechid, Youssoufia, Essaouira, El Jadida et Sidi Bennour.

Pour les exploitations agricoles, cette hausse brutale des températures peut accentuer l’évapotranspiration et accélérer l’assèchement des horizons superficiels. Les cultures maraîchères, les jeunes plantations et les vergers portant encore une charge fruitière sont particulièrement sensibles. En cette période, les coups de soleil sur fruits, le flétrissement temporaire, la chute de jeunes organes et les pertes de fermeté peuvent être favorisés lorsque l’alimentation hydrique devient insuffisante.

L’irrigation doit toutefois rester pilotée selon l’humidité réelle du sol, le stade de la culture et la capacité du réseau. Des apports effectués tôt le matin ou pendant les heures les moins chaudes permettent généralement de limiter les pertes par évaporation. Les producteurs doivent également vérifier le fonctionnement des filtres, des goutteurs et des stations de pompage, car une interruption du réseau durant un épisode dépassant 40 °C peut rapidement provoquer un stress hydrique sévère.

En élevage, la priorité concerne l’accès permanent à une eau propre, la ventilation des bâtiments et la réduction de l’exposition directe au soleil. Les manipulations, déplacements ou transports d’animaux pendant les heures les plus chaudes sont susceptibles d’aggraver le stress thermique.

Un risque simultané de grêle et de ruissellement

La DGM prévoit parallèlement des averses orageuses accompagnées de grêle et de rafales de vent, avec des cumuls compris entre 30 et 40 mm. Le phénomène est annoncé mardi de 13 heures à 23 heures dans les provinces d’Al Haouz, Tinghir, Taroudant, Ouarzazate, Boulemane, Midelt, Béni Mellal, Azilal, Figuig, Guercif, Khénifra et Ifrane.

Ces précipitations peuvent être localement bénéfiques pour les sols et les parcours, mais leur caractère intense limite leur infiltration et augmente le risque de ruissellement, d’érosion et d’accumulation d’eau dans les parcelles mal drainées. Dans les vergers, la grêle peut occasionner des blessures sur les fruits, les feuilles et les jeunes rameaux. Ces lésions constituent ensuite des portes d’entrée pour différents agents pathogènes.

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Avant l’arrivée des orages, il convient de sécuriser les filets, tunnels, serres légères, caisses vides et équipements susceptibles d’être déplacés par les rafales. Les producteurs doivent aussi dégager les évacuations d’eau et éviter de laisser du personnel, du bétail ou du matériel dans les points bas, les lits d’oueds et les zones connues pour leur exposition aux crues soudaines.

Après l’épisode, l’urgence sera d’inspecter les parcelles avant toute intervention. Les éventuels traitements devront être décidés selon les dégâts réellement constatés, l’état sanitaire de la culture et les produits autorisés par l’ONSSA. La conduite à tenir ne sera pas la même face à de simples impacts superficiels, à des fruits fortement blessés ou à des rameaux cassés.

Source : MAP

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