La production marocaine d’avocats pourrait rebondir fortement durant la campagne 2026-2027 et avoisiner 180.000 tonnes. Cette première estimation, avancée par l’exportateur Ahmed Bouljid, repose notamment sur l’entrée en production de nouvelles plantations et sur des conditions météorologiques jugées favorables. Entre 125.000 et 130.000 tonnes pourraient être destinées à l’exportation.
Après une campagne marquée par une baisse des volumes, la filière marocaine de l’avocat se dirige vers une reprise de la production. Les opérateurs interrogés ces dernières semaines restent toutefois prudents lorsqu’il s’agit d’avancer des chiffres à l’échelle nationale.
Ahmed Bouljid, exportateur marocain de fruits et légumes, estime néanmoins que la récolte pourrait atteindre environ 180.000 tonnes durant la prochaine campagne. Cette projection n’est pas une statistique officielle, mais une estimation professionnelle établie à partir de la situation observée dans les principales zones productrices.
« Sur la base de l’étude des principales régions productrices d’avocats, de l’augmentation des superficies arrivées à maturité et des conditions météorologiques, je peux affirmer que la reprise du secteur est désormais acquise », déclare-t-il à FreshPlaza.
Jusqu’à 130.000 tonnes potentiellement exportables
Selon cette estimation, la production nationale dépasserait le niveau d’une campagne moyenne. Entre 125.000 et 130.000 tonnes pourraient être exportées, soit près de 70 % du volume envisagé.
La campagne devrait également être caractérisée par une proportion importante de fruits de calibres intermédiaires et élevés. Ahmed Bouljid anticipe environ 10 % de fruits de calibres 12 et 14, entre 35 et 40 % de calibres 16 et 18, puis 20 à 25 % de calibre 20. Le solde serait constitué de fruits plus petits.
Cette répartition pourrait jouer un rôle important dans la valorisation commerciale de la récolte, les prix obtenus dépendant notamment des calibres demandés par les différents programmes européens.
La météo soutient le potentiel des vergers
L’amélioration annoncée s’expliquerait en partie par les pluies enregistrées jusqu’en mars et par des températures modérées durant les phases critiques du développement des fruits. Selon l’exportateur, le stress hydrique n’aurait pas constitué un problème majeur cette saison dans la plupart des bassins de production.
La situation demeure cependant contrastée. Certaines exploitations du Gharb, notamment celles situées à l’intérieur des terres et plus éloignées de l’influence atlantique, auraient subi des pertes à la suite des vagues de chaleur estivales.
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À l’échelle de la région, ces pertes seraient compensées par l’augmentation des superficies productives. Des vergers implantés trois à quatre ans auparavant commencent désormais à porter des fruits, contribuant ainsi à relever le potentiel global de récolte.
