Amandier et olivier : deux filières clés face au changement climatique dans le nord-est du Maroc

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Amandier et olivier : deux filières clés face au changement climatique dans le nord-est du Maroc © DR
Olivier ( Photo illustration)

Dans les provinces de Taza et de Guercif, l’amandier et l’olivier incarnent deux modèles agricoles adaptés aux contraintes climatiques du nord-est du Royaume. Ces filières, au cœur des événements inaugurés par le Ministre Ahmed El Bouari, offrent des perspectives de résilience, de création de valeur et de diversification économique.

À Aknoul, l’amandier occupe une place stratégique. Avec 40 520 hectares plantés, cette culture représente plus du quart de la superficie arboricole de la province. Son adaptation aux conditions difficiles du Pré-Rif en fait un allié précieux pour maintenir la productivité dans un contexte de stress hydrique croissant. Sa valorisation à travers le festival régional met en lumière la diversité des produits dérivés et le rôle central des coopératives.

À Guercif, l’olivier est un pilier de l’économie régionale. Les 151 000 hectares plantés témoignent de l’importance de cette culture, qui génère 5,65 millions de journées de travail et un chiffre d’affaires de 2,36 milliards de dirhams. Le Salon Régional de l’Olivier confirme que cette filière est au cœur des stratégies de développement, notamment grâce à son potentiel de valorisation locale.

Les deux filières se rejoignent sur plusieurs enjeux. Elles sont adaptées aux conditions de faible disponibilité en eau, jouent un rôle fondamental dans la lutte contre l’érosion, soutiennent l’économie locale et favorisent l’émergence de coopératives dynamiques. Elles s’inscrivent également pleinement dans les priorités de Génération Green, qui met l’accent sur la durabilité, l’innovation et la valorisation des produits.

En confrontant les réalités de ces deux territoires, on constate que l’amandier et l’olivier ne sont pas seulement des cultures traditionnelles. Elles constituent des outils essentiels pour renforcer la résilience climatique et soutenir les économies rurales. Leur valorisation, appuyée par des infrastructures modernes et un capital humain formé, peut contribuer à transformer les défis climatiques en opportunités de développement.

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