La dynamique pluviométrique enregistrée ces dernières semaines au Maroc commence à produire des effets tangibles sur les réserves hydriques, notamment dans le bassin de l’Oum Er-Rbia, levier stratégique pour l’agriculture de la Chaouia et de la région de Settat. Après plusieurs campagnes marquées par un stress hydrique sévère, les niveaux de remplissage des barrages affichent une amélioration significative, offrant des perspectives plus favorables pour les activités agricoles et l’irrigation.
Au 9 février 2026, les barrages du bassin hydraulique de l’Oum Er-Rbia ont atteint un taux de remplissage global de 40,5 %, représentant environ deux milliards de mètres cubes. Les apports cumulés depuis le début de l’année hydrologique 2025-2026 s’élèvent à 1,761 milliard de mètres cubes, selon les données communiquées par l’Agence du Bassin Hydraulique de l’Oum Er-Rbia à la MAP.
Le barrage Al Massira, infrastructure clé pour l’approvisionnement en eau agricole et urbain, illustre cette amélioration progressive. Au 11 février 2026, son volume stocké atteignait 517 millions de mètres cubes, soit 19 % de sa capacité totale. Cette évolution marque un contraste notable avec la situation de l’année précédente. Les apports enregistrés dans cet ouvrage entre septembre 2025 et février 2026 ont atteint 478 millions de mètres cubes, en hausse de près de 18 % par rapport à la même période en 2025. À titre de comparaison, le taux de remplissage du barrage à la même période l’an dernier ne dépassait pas 1,8 %, avec seulement 49 millions de mètres cubes stockés.
Ce barrage joue un rôle central dans la sécurisation de l’irrigation d’environ 97.000 hectares dans le périmètre des Doukkala, l’un des principaux bassins de production agricole du Royaume. Il assure également l’approvisionnement en eau potable et industrielle de plusieurs centres urbains majeurs, notamment Casablanca-Sud, Settat, El Jadida, Safi et Berrechid.
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D’autres infrastructures du bassin affichent également des niveaux encourageants, comme le barrage Daourat avec un taux de remplissage supérieur à 71 % et le barrage Imfout à 52 %. Cette amélioration progressive des réserves hydriques renforce la capacité d’irrigation et contribue à sécuriser les cultures printanières, tout en soutenant l’activité d’élevage, particulièrement dépendante des ressources en eau de surface.
Ces évolutions constituent un signal positif pour les agriculteurs de la Chaouia, dont les décisions techniques pour la campagne de printemps restent étroitement liées à la disponibilité en eau, facteur déterminant pour la relance durable de la production agricole régionale.
Avec MAP
