Les apports hydriques enregistrés au Maroc entre septembre et le 20 janvier ont atteint 4,07 milliards de mètres cubes, dont 3,6 milliards concentrés sur les quarante derniers jours, a indiqué le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, lors d’une séance de questions orales à la Chambre des conseillers.
Selon le ministre, les précipitations cumulées sur cette période se sont élevées à 121,5 mm, soit une hausse de 114 % par rapport à la même période de l’année précédente et un niveau supérieur de 24 % à la moyenne observée entre 1990 et 2020. Des indicateurs qualifiés de « très positifs » par le responsable gouvernemental, dans un contexte marqué ces dernières années par un stress hydrique structurel affectant l’agriculture irriguée et l’alimentation en eau potable.
Les effets de ces apports se traduisent directement sur les réserves des barrages. Le taux de remplissage national est passé de 28 % à 48 %, avec des situations contrastées selon les bassins. Le bassin du Sebou affiche un taux de 57 % pour une retenue de 3,167 milliards de m³, avec des lâchers d’excédents sur plusieurs grands ouvrages. Dans le bassin de l’Oum Er-Rbia, les réserves sont passées de 250 millions de m³ l’an dernier à 1,178 milliard de m³ actuellement, portant le taux de remplissage à 24 % contre 5 % auparavant.
Le bassin du Bouregreg et de la Chaouia se distingue par un taux de remplissage de 95,5 %, pour une retenue globale dépassant 1 milliard de m³, tandis que le Loukkos atteint 64,3 %, soit l’équivalent de 1,2 milliard de m³. Dans le Souss-Massa, stratégique pour les filières fruitières et maraîchères d’export, les retenues sont passées de 120 à 382 millions de m³, permettant de sécuriser une année supplémentaire d’eau potable et deux années pour la région d’Aït Baha.
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À l’échelle nationale, ces niveaux permettent de gagner en moyenne une année d’approvisionnement en eau potable, avec des disparités allant d’une à trois années selon les bassins, a précisé M. Baraka. Le ministre a réaffirmé la nécessité d’accélérer les projets structurants, notamment les barrages, les interconnexions de bassins, le dessalement de l’eau de mer et la réutilisation des eaux usées, dans le cadre du Plan national de l’eau à l’horizon 2050.
MAP
