Bassin de la Moulouya, les précipitations récentes améliorent la sécurité hydrique dans l’Oriental

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Bassin de la Moulouya, les précipitations récentes améliorent la sécurité hydrique dans l’Oriental © DR
Moulouya

Les précipitations enregistrées récemment dans la région de l’Oriental ont contribué à une amélioration notable de la situation hydrique dans le bassin de la Moulouya, territoire parmi les plus exposés au stress hydrique au Maroc. Dans un contexte marqué par la récurrence des sécheresses et les effets du changement climatique, cette évolution constitue un signal positif pour l’approvisionnement en eau et les activités agricoles de la région.

Selon l’Agence du bassin hydraulique de la Moulouya, la pluviométrie observée ces dernières semaines a eu un impact direct sur l’état des ressources en eau, tant au niveau des barrages que des nappes phréatiques. Intervenant dans une déclaration à la MAP, le secrétaire général de l’Agence, Mostafa Bouazza, a indiqué que les réserves des barrages du bassin ont été renforcées grâce à ces apports pluviométriques, contribuant à relever le niveau global de sécurité hydrique.

Le taux de remplissage des principaux barrages du bassin atteint désormais environ 40 %, correspondant à un volume total de 319 millions de mètres cubes. Les retenues les plus importantes concernent le barrage Oued Za, avec près de 152,7 millions de mètres cubes, le barrage Mohammed V, qui stocke environ 79,2 millions de mètres cubes, ainsi que le barrage Hassan II, dont les réserves s’élèvent à plus de 74 millions de mètres cubes.

Cette amélioration est appelée à atténuer, au moins partiellement, les effets du stress hydrique sur les populations et les activités économiques de la région, notamment l’agriculture irriguée, fortement dépendante des ressources de surface. Elle intervient toutefois dans un bassin structurellement vulnérable, où la gestion durable de l’eau demeure un enjeu stratégique.

La capacité actuelle de stockage des barrages du bassin de la Moulouya est estimée à environ 800 millions de mètres cubes. Dans cette perspective, plusieurs projets structurants sont en cours afin de renforcer la résilience hydraulique de la région. Il s’agit notamment de la construction des barrages Targa Ou Madi, dans la province de Guercif, et Béni Aziman, dans la province de Driouch, ainsi que de la surélévation du barrage Mohammed V, situé dans la province de Nador. À terme, ces investissements permettront de porter la capacité totale de stockage à près de 1,94 milliard de mètres cubes.

Mis en service en 1967, le barrage Mohammed V constitue l’un des ouvrages hydrauliques majeurs de l’Oriental. Il joue un rôle central dans l’irrigation agricole, l’alimentation en eau potable et la production hydroélectrique. Les travaux de surélévation actuellement en cours visent à prolonger et renforcer cette fonction stratégique.

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Selon Soufiane El Ayoubi, chef de service des travaux de génie civil du chantier, l’avancement des travaux atteint 68 %, avec une mobilisation de compétences marocaines. Une fois achevée, la capacité de stockage du barrage passera de 165 millions à 981 millions de mètres cubes, renforçant significativement la sécurité hydrique du bassin de la Moulouya.

Dans un contexte climatique incertain, ces évolutions confirment l’importance des investissements hydrauliques et de la mobilisation des ressources en eau pour accompagner le développement agricole et économique durable de la région de l’Oriental.

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