Le Maroc place l’eau au cœur d’une ambition panafricaine

Par 3 min de lecture Mis à jour Il y a 11 mois
Le Maroc place l’eau au cœur d’une ambition panafricaine © DR
Irrigation

À Fès, la 7e Conférence panafricaine sur le génie rural a servi de tribune au rappel d’une ambition claire : faire de l’agriculture africaine un espace résilient, inclusif et prospère. Ahmed El Bouari, ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, y a remis au centre du débat la gestion de l’eau comme levier stratégique pour la souveraineté alimentaire du continent.

Conforme à la vision Royale, le Maroc défend une coopération Sud‑Sud fondée sur le partage d’expériences et le transfert de compétences. L’Initiative AAA, née à Marrakech lors de la COP22, n’est plus une simple déclaration d’intention : elle se veut désormais une plateforme de référence qui réunit gouvernements, institutions financières, chercheurs et acteurs du développement autour d’un même horizon d’adaptation agricole.

Du Plan Maroc Vert à Génération Green 2020–2030, les politiques nationales témoignent d’un choix explicite : placer l’agriculture au centre du développement économique. Sur le terrain, cela se traduit par la modernisation des réseaux d’irrigation, la promotion d’irrigations localisées économes en eau, la construction de barrages et d’ouvrages d’interconnexion entre bassins, jusqu’à la mise en œuvre de stations de dessalement alimentées par énergies renouvelables. Ces réalisations contribuent, selon le ministre, à faire du royaume un laboratoire d’innovation hydraulique où se conjuguent vision, technologie et gouvernance.

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La forte affluence d’experts, de chercheurs et de décideurs à Fès illustre la prise de conscience collective face aux enjeux hydriques et climatiques. Le défi de l’eau apparaît aussi comme une occasion de repenser les modèles agricoles : adopter des approches durables, rendre accessibles les innovations aux petits producteurs et construire des partenariats réellement mutuellement bénéfiques.Pour que la déclaration d’intention se traduise en impacts durables, il faudra faire converger financements, formation et gouvernance territoriale, adapter les technologies aux réalités locales et multiplier les projets pilotes transfrontaliers. Le Maroc apporte des réponses techniques et institutionnelles ; il reste désormais à transformer ces acquis en modèles reproductibles à l’échelle africaine.

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Organisée par l’ANAFIDE avec des partenaires africains et internationaux, la rencontre de Fès confirme la place du Maroc comme acteur central d’une coopération agricole continentale. De la modernisation des systèmes d’irrigation aux dialogues sur la sécurité hydrique, la conférence renforce l’idée que l’adaptation de l’agriculture est à la fois un impératif et une opportunité partagée.

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