La 2e édition du Festival de la Banane a été lancée, mercredi dans la commune Bahara Ouled Ayad (Province de Kénitra) sous le thème « L’innovation scientifique au service d’une agriculture durable », avec la participation de diplomates, d’experts marocains et étrangers, d’agriculteurs et d’acteurs du secteur agricole.
Organisé à la ferme expérimentale de la Fondation Nalsya pour le développement, l’environnement et l’action sociale, en partenariat avec le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), cet événement s’inscrit dans une dynamique de coopération scientifique et technique, visant à promouvoir les technologies modernes au service d’une production bananière durable, dans un contexte marqué par les défis de la sécurité phytosanitaire et de la rationalisation des ressources hydriques.
S’exprimant à cette occasion, le directeur du Festival et président de la Fondation, Abdelkrim Nouamane, a indiqué que cette édition met particulièrement l’accent sur la sécurité sanitaire des plants de banane et sur la promotion de la culture « In vitro », permettant de garantir aux agriculteurs un bon rendement tout en protégeant les cultures des maladies fongiques, virales et des ravageurs comme les nématodes.
M. Nouamane a ajouté que ce festival de proximité ambitionne, à travers des ateliers terrain autour des nouvelles technologies d’irrigation et d’optimisation de la production, d’accompagner les producteurs face au défi de la « facture hydrique » de cette culture qui consomme entre 6.000 et 8.000 mètres cubes d’eau par hectare.
Pour sa part, le conseiller agricole de l’Ambassade de France au Maroc, Xavier Pacholek, a affirmé que la coopération agricole entre la France et le Maroc constitue « un pilier du partenariat entre les deux pays », notamment à travers le partage et l’échange des expériences françaises, européennes et marocaines afin de répondre aux défis communs liés aux changements climatiques et à l’évolution des besoins agricoles.
M. Pacholek a également salué le partenariat entre le CIRAD et les acteurs marocains de la filière bananière, estimant que les techniques de culture « In vitro » offrent d’importantes garanties phytosanitaires et permettent de répondre aux exigences de qualité et de sécurité des productions agricoles.
De son côté, la directrice régionale du Cirad en Méditerranée, Moyen-Orient et pays des Balkans, Sandrine Dury, a mis en avant l’importance économique et sociale de la filière bananière au Maroc, notant que cette culture constitue une véritable source d’activité et d’emploi pour de nombreux acteurs locaux.
Mme Dury a ajouté que cette coopération illustre concrètement les avancées de la recherche agronomique sur le terrain, en contribuant au développement territorial, à l’activité économique et à la sécurité alimentaire.
Avec une superficie avoisinant les 11.000 hectares et une production annuelle estimée à près de 342.000 tonnes, la culture de la banane constitue l’une des filières agricoles stratégiques au Maroc.
Outre les visites de pépinières et serres bananières, le programme de cette manifestation a été marqué par la présentation de nouvelles variétés de bananiers ainsi que des démonstrations de techniques modernes d’irrigation pour l’économie d’eau.
MAP
