La fraise arrive en tête des exportations égyptiennes de fruits pour la période du 26 septembre au 2 octobre 2026, selon les chiffres attribués à la National Food Safety Authority. Un volume à suivre pour la filière marocaine, même si les données disponibles ne distinguent pas les produits frais des produits surgelés.
L’Égypte a exporté 9 000 tonnes de fraises en une semaine, selon le bilan du 37e rapport hebdomadaire de la National Food Safety Authority (NFSA), repris le 4 octobre par Amwal Al Ghad. La fraise devance la grenade, avec 7 000 tonnes, et la mangue, avec 6 000 tonnes. Au total, les expéditions de fruits atteignent 27 000 tonnes, réparties entre 23 catégories. La fraise représente ainsi un tiers du tonnage fruitier annoncé pour cette période.
Ces flux s’inscrivent dans un ensemble de 156 000 tonnes de produits alimentaires exportés entre le 26 septembre et le 2 octobre. Le bilan recense 3 810 lots expédiés par 1 340 entreprises vers 150 pays. Il couvre un périmètre large, comprenant notamment les fruits, les légumes, leurs produits transformés et les produits céréaliers.
Pour apprécier la portée de cette annonce au Maroc, une distinction reste essentielle : la reprise consultée ne précise pas si les 9 000 tonnes concernent des fraises fraîches, surgelées ou plusieurs présentations réunies. Le chiffre ne peut donc pas être interprété comme un volume de fraises fraîches arrivant sur les marchés à la même période que l’offre marocaine. Cette absence de ventilation limite toute comparaison commerciale directe.
La même prudence s’impose concernant les destinations. L’Italie figure parmi les cinq premiers débouchés des exportations alimentaires égyptiennes de la semaine, mais ce classement porte sur l’ensemble des produits. Il ne permet pas de déterminer la quantité de fraises destinée au marché italien.
Le bilan constitue un indicateur ponctuel de l’activité exportatrice égyptienne. Il ne démontre toutefois ni une progression des expéditions de fraises par rapport à l’année précédente, ni un gain de parts de marché. Pour mesurer la concurrence, il faudra disposer de données séparant le frais du surgelé, précisant les destinations et couvrant des périodes comparables. C’est à cette échelle que pourra être évaluée la pression commerciale sur les débouchés de la filière marocaine.

