La fertigation, apport combiné d’eau et d’engrais directement au niveau des racines via l’irrigation localisée, peut permettre de réduire de façon significative l’usage d’engrais azotés tout en maintenant, voire en améliorant, la productivité des cultures maraîchères. Des études récentes montrent l’efficacité de cette technique tant sur l’économie d’azote que sur le rendement végétal.
Par exemple, une recherche menée sur la laitue a montré qu’une réduction de 25 % des engrais chimiques, associée à l’utilisation de biostimulants microbiens, conduit à un accroissement de la croissance et du rendement par rapport à un traitement standard.
Par ailleurs, sur des tomates cultivées sous serre avec fertigation goutte‑à‑goutte optimisée, l’efficience de l’azote (et de l’eau) a été améliorée, permettant d’atteindre d’excellents rendements tout en utilisant moins d’engrais.
Cette optimisation passe par une bonne synchronisation des apports d’eau et de nutriments, un calibrage précis des doses, et un suivi adapté des besoins des plantes, ce qui réduit les pertes d’azote par lessivage ou volatilisation, fréquentes en fertilisation classique.
Pour des producteurs maraîchers marocains, la fertigation ciblée représente donc un levier technique prometteur : moins d’azote utilisé, moins de gaspillage, rendement maintenu ou amélioré. Autant d’arguments en faveur d’une diffusion plus large de cette pratique — en particulier dans les zones où l’eau et les intrants sont coûteux —, contribuant à la durabilité des systèmes de production
Sources : (SpringerLink) (MDPI) (actahort.org)
