La ville d’Essaouira accueille depuis samedi les travaux de la 8e édition du Congrès International de l’Arganier, un rendez-vous scientifique majeur placé sous le thème : « De l’Arganeraie à l’Arganiculture : l’Arganier, pilier de la résilience hydrique des écosystèmes, des territoires et des communautés ».
Organisée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, cette rencontre réunit près de 500 congressistes marocains et étrangers, parmi lesquels des chercheurs, responsables institutionnels, professionnels de la filière et représentants d’organisations internationales. Le congrès est porté par Agence Nationale pour le Développement des Zones Oasiennes et de l’Arganier, en partenariat avec Institut National de la Recherche Agronomique, Agence Nationale des Eaux et Forêts et Fédération Interprofessionnelle de la Filière de l’Argane.
Dans une allocution lue en son nom, le gouverneur de la province d’Essaouira, Mohammed Rachid, a souligné que ce congrès traduit l’intérêt accordé par le Maroc à la préservation de l’arganier et à la valorisation durable de son écosystème, conformément aux Hautes Orientations Royales.
Le responsable a rappelé qu’Essaouira constitue l’un des principaux territoires de l’arganeraie marocaine avec plus de 150.000 hectares et plus de 200 coopératives féminines actives dans la filière. Il a également mis en avant les efforts déployés pour renforcer les chaînes de valeur locales et soutenir les populations rurales, notamment à travers les programmes de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain.
Le gouverneur a salué, dans ce cadre, les actions menées par Fondation Mohammed VI pour la Recherche et la Sauvegarde de l’Arganier ainsi que le travail de coordination assuré par l’ANDZOA et ses partenaires institutionnels pour préserver cet écosystème considéré comme stratégique pour les territoires du Sud-Ouest marocain.
Cette édition coïncide également avec la célébration de la Journée Internationale de l’Arganier, célébrée chaque 10 mai. Une reconnaissance portée par les Nations Unies à l’initiative du Maroc afin de mettre en lumière le rôle écologique, économique et culturel de cet arbre emblématique, notamment dans la lutte contre la désertification et le changement climatique.
De son côté, le président de la FIFARGANE, Mohamed Oussyade, a insisté sur les défis croissants auxquels fait face l’arganeraie, notamment la sécheresse et la hausse des températures observées ces dernières années. Il a appelé à renforcer les efforts de recherche scientifique afin de développer des solutions durables pour préserver la pérennité de cet écosystème.
Le congrès, organisé du 8 au 10 mai, propose près de 120 communications scientifiques portant sur les écosystèmes de l’arganeraie, l’arganiculture, les biotechnologies, la valorisation des produits dérivés ainsi que les dimensions socio-économiques et environnementales de la Réserve de Biosphère de l’Arganeraie.
À travers cette nouvelle édition, le Congrès International de l’Arganier confirme sa position de plateforme internationale d’échange scientifique et de réflexion stratégique autour du développement durable de la filière, dans le cadre des ambitions portées par la stratégie Génération Green 2020-2030.
MAP
