Le bassin hydraulique du Bouregreg et de la Chaouia enregistre un net redressement hydrique durant l’année hydrologique 2025–2026, avec une pluviométrie moyenne de 452,9 mm entre septembre 2025 et le 19 février 2026.
Ce volume représente un excédent de 82 % par rapport à une année normale et de 317,6 % comparativement à la même période de la campagne précédente, a annoncé le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, lors du Conseil d’Administration de l’Agence du Bassin Hydraulique du Bouregreg et de la Chaouia tenu à Benslimane le 20 février 2026.
Cette amélioration pluviométrique s’est traduite par des apports hydriques significatifs dans les barrages du bassin, atteignant 1.080 millions de m³ à la date du 19 février 2026. Les nappes souterraines ont également bénéficié de cette recharge, avec une remontée du niveau piézométrique comprise entre 1 et 3 mètres, confirmant une dynamique favorable à la sécurisation des ressources en eau, notamment pour les usages agricoles.
Cette évolution intervient après une campagne hydrologique 2024–2025 marquée par un déficit pluviométrique de 18,5 %, qui avait entraîné une baisse de 61 % des apports aux barrages. La situation actuelle marque donc un retournement hydrique important pour les régions agricoles dépendantes de ce bassin, notamment dans la Chaouia, zone stratégique pour les céréales, les cultures fourragères et l’élevage.
Malgré cette amélioration, les autorités poursuivent les investissements structurants afin de consolider la sécurité hydrique à moyen et long terme. Parmi les projets majeurs figure la deuxième tranche de l’interconnexion entre les bassins du Sebou, du Bouregreg et de l’Oum Er-Rbia, dont le lancement est prévu en 2026, avec un impact direct sur l’alimentation du barrage Al Massira, essentiel pour l’irrigation agricole.
En parallèle, la station de dessalement d’eau de mer de Casablanca, d’une capacité initiale de 200 millions de m³ par an, portée à 300 millions de m³ dans sa seconde phase, devrait entrer en service fin 2026. Un projet similaire est également programmé à Rabat avec une capacité équivalente. Ces infrastructures permettront de réduire la pression sur les ressources conventionnelles et de sécuriser les disponibilités hydriques, notamment au profit des usages agricoles.
L’Agence poursuit également les programmes de mobilisation des eaux souterraines, la réutilisation des eaux usées traitées et le renforcement des systèmes de gestion hydrique, afin de renforcer la résilience face aux sécheresses récurrentes et aux effets du changement climatique.
MAP
