À l’occasion de la 8e édition du Congrès International de l’Arganier, organisée à Essaouira sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, la directrice générale de l’Agence nationale pour le développement des Zones oasiennes et de l’Arganier (ANDZOA), Latifa Yaakoubi, a affirmé que le Maroc est désormais engagé dans une nouvelle dynamique visant à faire de l’arganier un levier stratégique de résilience hydrique, de développement territorial intégré et de transition écologique.
Dans son allocution d’ouverture, Mme Yaakoubi a souligné que cette rencontre scientifique s’impose aujourd’hui comme une véritable plateforme de réflexion sur l’avenir de l’arganeraie marocaine. Placé sous le thème « De l’Arganeraie à l’Arganiculture : l’Arganier, pilier de la résilience hydrique des écosystèmes, des territoires et des communautés », le congrès met en avant les enjeux liés au stress hydrique, à la préservation de la biodiversité et aux mutations socio-économiques qui affectent les territoires ruraux.
Selon la responsable, le Royaume opère actuellement un « virage stratégique » dans le cadre de la stratégie Génération Green 2020-2030. L’objectif est de dépasser le modèle traditionnel de cueillette pour faire émerger une arganiculture moderne, structurée et technologiquement avancée. Cette orientation repose notamment sur une approche agroforestière intégrant innovation scientifique, gestion durable des ressources naturelles et valorisation économique des territoires.
Mme Yaakoubi a mis en avant les contributions des principales institutions nationales de recherche, notamment Institut National de la Recherche Agronomique, Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II ainsi que le Centre de Recherche Forestière. Les travaux menés ont permis des avancées importantes dans le développement de génotypes thermorésistants, l’amélioration des itinéraires techniques et la modélisation bioclimatique appliquée à l’arganiculture.
L’un des principaux enseignements annoncés lors de cette édition concerne l’entrée prochaine en phase productive de l’arganiculture moderne. Les premières productions d’huile d’argan issues de plantations conduites selon des modèles agricoles modernes devraient être extraites dès l’été prochain. Une étape qualifiée de « cap historique » par la directrice générale de l’ANDZOA, qui a salué la mobilisation des chercheurs, des ayants droit, des coopératives féminines et des professionnels de la filière.
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La responsable a également rappelé la portée internationale de l’expérience marocaine en matière de préservation de l’arganeraie. Reconnue par UNESCO depuis 1998, la Réserve de Biosphère de l’Arganeraie est aujourd’hui considérée comme un modèle de coexistence entre activités humaines et préservation des écosystèmes.
Organisé par Agence nationale pour le développement des Zones oasiennes et de l’Arganier en partenariat avec Agence Nationale des Eaux et Forêts et Fédération Interprofessionnelle de la Filière de l’Argane, ce congrès réunit près de 500 congressistes marocains et étrangers autour des enjeux scientifiques, techniques et économiques liés à l’avenir de l’arganier et de ses systèmes écologiques.
MAP
