L’oignon grimpe à Inezgane, les pluies ont réduit l’offre du Souss

Au marché de gros d'Inezgane, l'oignon se négociait entre 5 et 5,5 DH le kilo début novembre, selon Le360. Pluies tombées sur des cultures prêtes à récolter, ventes vers la Mauritanie et virus sur tomate tendent le marché des légumes du Souss, tandis que les producteurs du Chtouka rejettent toute restriction à l'export.

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L’oignon grimpe à Inezgane, les pluies ont réduit l’offre du Souss © Merve Nazlı Meral / Pexels

L’oignon au-dessus de 5 DH en gros

Le relevé réalisé par Le360 au marché de gros d’Inezgane, principal débouché des maraîchers du Souss, place l’oignon entre 5 et 5,5 DH le kilo. La mandarine se traite à 6,5 DH/kg. Carotte et pomme de terre suivent le mouvement à la hausse.

À la sortie des exploitations, la tomate reste le produit le plus tendu : le cageot dépasse 250 DH et le kilo se vend de 8 à 10 DH sur les souks hebdomadaires de Chtouka, selon la qualité.

Le même jour, Le Matin publiait les prix du marché de gros de Casablanca d’après la note hebdomadaire de Casablanca Prestations. À Casablanca, l’oignon sec s’échange entre 3,5 et 6 DH/kg et la pomme de terre entre 3,5 et 6 DH, deux prix inchangés sur la semaine. La tomate y passe en revanche de 3-9 DH à 4-11 DH/kg. Le prix de l’oignon relevé à Inezgane se situe donc dans la moitié haute de la fourchette casablancaise (comparaison de la rédaction).

Des cultures prêtes à récolter noyées

Pour les commerçants du carreau, la cause première est climatique. Les dernières pluies ont noyé des parcelles du Souss à quelques jours de la récolte, ce qui a retiré des volumes du circuit au moment où l’offre de saison était déjà maigre.

« Les dernières précipitations ont inondé de vastes surfaces agricoles et endommagé des cultures prêtes à être récoltées »

Redouane El Amrani, commerçant au marché de gros d’Inezgane — Le360, 4 novembre 2026

Le même commerçant attend une détente avec l’arrivée des nouvelles récoltes de légumes et d’agrumes, sans avancer d’échéance.

Mauritanie, virus et coûts de production

Deux autres facteurs pèsent sur l’oignon et la tomate. Les expéditions d’oignon jaune vers la Mauritanie réduisent l’offre disponible sur le marché intérieur, selon Le360. Pour la tomate, le président de l’Association des producteurs agricoles de Chtouka, Abdelaziz El Maanaoui, écarte l’export comme cause principale et met en avant un virus qui a frappé les plantations.

« Ce virus a détruit des parcelles en plein champ comme des cultures sous serre »

Abdelaziz El Maanaoui, président de l’Association des producteurs agricoles de Chtouka — Le360, 4 novembre 2026

On ignore à ce stade de quel virus il s’agit et quelles surfaces ont été perdues. Le président de l’association cite aussi la hausse du coût des intrants et la raréfaction de la main-d’œuvre : un prix de vente élevé ne se traduit donc pas forcément en marge.

Les producteurs refusent un frein à l’export

Abdelaziz El Maanaoui s’oppose à toute fermeture des frontières ou limitation des exportations. Son argument est financier : selon lui, la moitié de la production vendue à l’étranger dégage les recettes qui financent l’autre moitié, destinée au marché national. « Bloquer les exportations risquerait d’aggraver les difficultés des producteurs », prévient-il dans Le360.

Sources

Catégories : Actu' Locale, Maraîchage

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