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Salon de l'Olivier, la Picholine en fin de cycle?
La picholine marocaine sensible aux maladies et de plus en plus contestée (ph:agriculturemoderne)

Salon de l’Olivier, la Picholine en fin de cycle?

La deuxième édition du “Salon National de l’Olivier” est lancée ce jour, 11 novembre, elle durera jusqu’au 14 novembre à El Attaouia dans la province de El Kelaa des Sraghna.

Le Salon de l’Olivier est organisé sous l’égide du ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime, appuyé des autorités provinciales d’El Kelaâ des Sraghna et aussi avec le partenariat de la Fédération interprofessionnelle marocaine de l’olive, la Chambre régionale de l’agriculture de Marrakech-Safi, le Conseil provincial d’El Kelaa des Sraghnas et le Conseil municipal d’El Attaouia.

Le salon, outre sa volonté de faire de l’olivier, un super propulseur de développement agricole régional, cible aussi cette année, les nouvelles variétés d’olives.

Le secteur oléicole à El Attaouia et le Salon de l’Olivier édition 2015

El Attaouia concentre, dans la région, la plus grande étendue d’oliviers plantés. Le Salon de l’Olivier est l’occasion pour les professionnels, des chercheurs et pour tous les acteurs du secteur oléicole, d’échanger des connaissances, des expériences, et diverses informations qui concerne la filière des oliviers et des olives.

Le thème choisi pour cette seconde édition du Salon de l’Olivier est : «Qualité et valorisation des produits oléicoles, principaux enjeux du plan Maroc Vert pour une meilleure commercialisation». Pour divers séminaires, ateliers, pour l’espace “conseil agricole” qui sera présent, ce sont plus de 80 exposants qui participent à cette édition. Des récompenses sont aussi prévues pour les agriculteurs qui ont obtenus les meilleures performances du secteur.

Pour le développement de la filière oléicole, l’ONCA et son rôle

Pour la stratégie de développement de la filière oléicole, le rôle crucial que joue l’Office national du conseil agricole (ONCA) et ce, depuis trois ans déjà, est indéniable. Le rôle de l’office vis à améliorer la productivité agricole, au niveau régional chiffrée à 22 % de la production nationale. La sensibilisation, les conseils, et les variétés d’olives font aussi parti des objectifs de l’Office face aux oléiculteurs, afin d’étendre les vergers et améliorer les récoltes, la qualité des huiles, le tout en misant sur des variétés plus adaptées à tout cela.

« … Picholine marocaine, domine le secteur
de l’oliveraie, mais certaines limites… »

Actuellement, la variété Picholine marocaine, domine le secteur régional de l’oliveraie, mais devant certaines limites qui lui sont reconnues, comme une grande sensibilité à certaines maladies, on voit donc apparaître, depuis 2009, d’autres variétés d’olives qui sont soit nationales, soit importées.

Pour les nouvelles variétés d’olives, l’INRA

Ainsi, et pour une meilleure qualité du produit, est intervenu l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), qui a fait naître d’une sélection clonale de la variété population “Picholine marocaine”, les nouvelles variétés dénommées, “Haouzia” et “Ménara” qui sont aujourd’hui largement diffusées au niveau national.

Pour 2016, cinq nouvelles variétés, obtenues par croisement, vont venir enrichir la collection. L’INRA vise a mettre en place également des programmes de recherche sur les techniques culturales, la lutte contre les principaux ennemis de l’olivier et donc la qualité de l’huile d’olive, sachant aussi que, d’un point de vue global, l’amélioration de la qualité des produits de l’olive, est l’axe primordial et prioritaire de l’Office national de la sécurité sanitaire des aliments (ONSSA) et de l’Etablissement autonome de contrôle et de coordination des exportations (EACCE).

C’est pour répondre aux stratégies du Plan Agricole Régional, (PAR),  piloté et coordonné par la Direction régionale de l’agriculture (DRA) que toutes ces actions sont mises en oeuvre. Le PAR, déclinaison régionale du PMV, Plan Maroc Vert, réserve une place de choix à l’oléiculture. Pour cela, et sur un total de 141 projets prévus à l’horizon 2020, toutes filières confondues, le secteur oléicole compte 77 projets à lui seul pour un investissement d’environ 6,1 milliards de DH, soit 70 % de l’enveloppe consacrée au PAR.

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