Deux décisions provinciales encadrent la culture de la pastèque et du melon pour la campagne agricole 2026-2027. À Tata, les autorités retiennent une interdiction temporaire hors des oasis. À Zagora, elles maintiennent une possibilité de production, assortie de conditions administratives, foncières et hydriques.
Dans le sud du Maroc, la préparation de la prochaine campagne de pastèque se précise sous la contrainte de la disponibilité en eau. Les gouverneurs de Tata et de Zagora ont adopté, respectivement les 12 et 14 octobre, deux décisions concernant ces cultures. Rapportées par la presse nationale et régionale, elles répondent à une préoccupation commune : préserver les ressources souterraines et sécuriser les besoins en eau des populations et de l’agriculture. Les modalités retenues diffèrent toutefois selon la province.
À Tata, la décision du gouverneur n° 373 du 12 octobre 2026 prévoit l’interdiction temporaire des cultures saisonnières qui épuisent les ressources souterraines en dehors des oasis, pour la campagne 2026-2027. Selon Al Massae News, le texte vise notamment les différents types de pastèques et melons. Le périmètre géographique constitue un élément essentiel de cette mesure : l’interdiction rapportée concerne les terres situées hors des espaces oasiens. Elle ne doit donc pas être présentée comme une interdiction générale sur l’ensemble du territoire provincial.
Le dispositif de Tata comporte également un volet de sensibilisation à l’économie d’eau. Le média indique que des campagnes doivent mobiliser les services agricoles, ceux de l’équipement et de l’eau, l’Agence du bassin hydraulique Drâa-Oued Noun et la société régionale multiservices Souss-Massa. Ces actions doivent être conduites en coordination avec les autorités locales, les collectivités territoriales et les associations.
À Zagora, la décision n° 20 du 14 octobre 2026 organise une production sous conditions. D’après Al3omk et Zagora News, la culture à l’intérieur des oasis est liée au respect du cahier des charges de la production biologique. Le dispositif prévoit une période de conversion, la tenue de registres des opérations et un accompagnement destiné à l’obtention de la certification. Les agriculteurs concernés doivent informer les autorités locales avant de commencer l’exploitation. Cette disposition implique une démarche de conversion et de contrôle, préalable à la reconnaissance de la production comme biologique.
Hors des oasis, l’accès à la culture repose sur une procédure préalable. L’exploitant doit figurer dans une liste validée par les autorités locales et déposer un dossier auprès des services de l’Office régional de mise en valeur agricole à Zagora. Les pièces demandées portent notamment sur la qualité d’agriculteur, la résidence et les conditions légales d’exploitation du terrain. Un plan topographique doit identifier la parcelle d’un hectare et ses coordonnées, afin de permettre les vérifications et le suivi sur le terrain.
L’encadrement comporte aussi une restriction spatiale : la culture des pastèques et melons est interdite dans une bande de cinq kilomètres le long des oasis de la province. Pour les exploitations admissibles, les points d’eau doivent être associés à une nappe dont le caractère renouvelable est validé par l’agence de bassin compétente. L’installation d’un compteur en fonctionnement est également exigée pour mesurer les volumes utilisés en irrigation.
Après acceptation du dossier, le bénéficiaire doit signer un engagement et pouvoir le présenter lors des contrôles. La location de l’exploitation à un tiers sans respecter les procédures légales est interdite. Zagora News rapporte enfin la mise en place d’une commission d’examen des demandes et de commissions mixtes de contrôle. Pour les producteurs, la préparation de la campagne dépend donc à la fois de la localisation de la parcelle, de la conformité du dossier et de la validation de la ressource en eau mobilisée.
Source : https://al3omk.com/1196661.html
