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Les scénarios de changement climatique au Maroc prédisent que les effets de la pénurie d'eau vont augmenter dans les années à venir.

La pénurie d’eau affecte négativement l’agriculture marocaine

L’agriculture consomme plus de 80% des quantités d’eau utilisées annuellement au Maroc.

La pandémie de nouveau coronavirus (Covid-19) a redéfini les priorités de l’agriculture marocaine. C’est ce qu’affirme Mohamed Taher SRAIRI, professeur d’enseignement supérieur à l’Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II à Rabat dans un article intitulé “Re-prioriser l’agriculture marocaine dans l’ère pandémique post-Covid-19”.

Plus de 80% de la superficie du Maroc est concentrée dans les zones à climat aride ou semi-aride (c’est-à-dire où les précipitations ne dépassent pas 400 mm par an), ce qui signifie que la pénurie d’eau affecte négativement l’agriculture, car elle consomme plus de 80% des quantités utilisées annuellement au Maroc, d’après l’article du professeur de l’IAV publié sur Hespress. Analyser l’effet de la pénurie d’eau sur l’agriculture requiert concentration et précision. La ressources en question, a des origines diverses (pluie, eaux de surface et souterraines, etc.) dont il faut prendre soin.

De plus, les scénarios de changement climatique au Maroc prédisent que les effets de la pénurie d’eau vont augmenter dans les années à venir, ce qui signifie plus de fragilité pour la population pratiquant l’agriculture, toujours selon la même source. Cela sera particulièrement remarqué dans les zones qui n’ont pas de potentiel d’irrigation, qui représentent encore plus de 80% de la superficie agricole du pays. Il est à noter que depuis la période de protection, l’arrosage a représenté le moteur de réflexion le plus important dans le développement de la production agricole, mais cette logique a désormais atteint ses limites, indique le professeur.

En effet, la volonté d’encourager l’irrigation a atteint son apogée après le lancement du Plan Maroc Vert, où les subventions accordées aux projets d’investissement dans ce domaine ont atteint 80 à 100% des fonds utilisés, toujours selon l’article. Dans le contexte de rareté des eaux de surface, ces incitations ont provoqué une surutilisation importante des eaux souterraines sans égard à la durabilité de cette ressource partagée. Ces comportements ont affecté la logique du développement agricole dans son ensemble.

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