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Agrumiculture dans l'Oriental: 3 questions à Mohamed Bousfoul
Agrumiculture dans l'Oriental: 3 questions à Mohamed Bousfoul - MAP

Agrumiculture dans l’Oriental: 3 questions à Mohamed Bousfoul

Agrumiculture : Trois questions au directeur régional de l’Agriculture de l’Oriental.

Dans un entretien accordé à la Map, le directeur régional de l’Agriculture de l’Oriental, Mohamed Bousfoul, également directeur de l’Office régional de mise en valeur agricole de la Moulouya (ORMVAM), met l’accent sur l’importance socio-économique de la filière agrumicole dans le périmètre irrigué de la Moulouya (province de Berkne), et sur les efforts déployés pour développer et booster cette culture.

Quels sont les atouts de la filière agrumicole dans le périmètre de la Moulouya ?

Mohamed Bousfoul: Le périmètre de la Moulouya jouit de grandes potentialités en matière de production d’agrumes, surtout que cette culture occupe une superficie de près de 22.000 hectares avec une production qui peut atteindre cette année quelque 415.000 tonnes, soit une hausse d’environ 17 pc par rapport à la saison précédente.

De même, d’importants équipements et structures en été mis en place pour accompagner le développement de cette filière, en l’occurrence 21 stations d’emballage et 23 stations de conditionnement.

Ces stations travaillent d’arrache-pied pour entourer la production de l’intérêt requis et réunir toutes les conditions nécessaires pour assurer une bonne commercialisation, notamment à l’échelon international.

Jusqu’à présent, la quantité d’agrumes exportée est en pleine évolution et dépasse le volume exporté à la même date lors de la saison précédente.

Il faut dire aussi que le secteur agrumicole dans cette région procure un revenu annuel brut de près de 600 millions de dirhams et permet la création de plus de deux millions de journées de travail par an.

Quelles sont les mesures prises pour réussir la saison agrumicole compte tenu des conditions exceptionnelles liées au Covid-19 et de la rareté des précipitations ?

Mohamed Bousfoul: Conscients de l’importance socio-économique de cette filière et vu que cette saison se déroule dans conditions exceptionnelles engendrées par l’épidémie du nouveau coronavirus, que connaît la région en particulier, et le Maroc en général, nous avons pris une série de mesures anti-covid.

Ces mesures préventives ont été mises en application en parfaite coordination avec les autorités provinciales et les différents intervenants dans le secteur, à savoir la chambre d’agriculture, les professionnels et les propriétaires des fermes et des stations d’emballage et de conditionnement, avec pour objectif principal d’endiguer la propagation du virus et préserver la santé des travailleurs dans cette filière.

Par ailleurs, des efforts soutenus ont été déployés pour la rationalisation et la valorisation de l’eau d’irrigation dans cette filière, et le périmètre de la Moulouya compte à présent 17.000 ha équipés en système d’irrigation localisée.

Lire aussi : Conditionnement des agrumes, les étapes.

Aussi, les producteurs d’agrumes ont bénéficié d’une opération de distribution de plus 81.000 quintaux d’engrais azotés mis à leur disposition par l’Etat, en plus des actions menées en vue d’inciter les agriculteurs à utiliser de nouvelles techniques et moyens aux différents stades afin de booster le rendement en termes de quantité et de qualité.

La filière des agrumes a bénéficié d’un grand intérêt dans le cadre du Plan Maroc Vert. Quel regard portez-vous sur les acquis et les performances actuelles?

Mohamed Bousfoul: Tout d’abord, il faut souligner la hausse de la superficie réservée aux agrumes et l’évolution remarquable de la production qui est passé de 20 ou 25 tonnes par hectare pour atteindre environ 50 tonnes dans des fermes qui adoptent des techniques modernes et valorisantes.

Les exportations du périmètre irrigué de la Moulouya ne cessent aussi d’enregistrer des résultats prometteurs et les marchés destinataires sont notamment la Russie, le Canada et l’Europe. Les clémentines de Berkane sont connues pour leur bonne qualité et leur réputation à l’échelon national et international.

Certes, les efforts devront se poursuivre à plusieurs niveaux (organisation, exportation, transformation, …) pour développer davantage cette filière et accroître sa rentabilité, et ce avec la participation des différents acteurs concernés.

MAP

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