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Abattoir: Le non-respect des normes sanitaires d'un abattoir à Benslimane
Les viandes bovines russes arrivent dans le marché marocain

Le non-respect des normes sanitaires d’un abattoir à Benslimane crée la polémique

Le non-respect des normes sanitaires d’un abattoir à Benslimane crée la polémique

Le problème autour du respect ou non des mesures sanitaires des abattoirs du Maroc refait surface. En effet, l’état et les conditions d’un abattoir situé dans la région de Benslimane, font l’objet de débat.

En effet, selon Hespress, la traite de la viande s’effectue au milieu de déchets issus de l’abattage, dans un lieu presque à l’air, et ce, avec la présence de chiens errants au sein de la bâtisse. De même, l’abattoir en question ne dispose aucunement de l’équipement nécessaire à l’abattage des bêtes.

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Ainsi selon le journal, Bouazza Kherrati, président de la Fédération Marocaine des Droits du Consommateur, a indiqué que la Fédération est rentrée en contact avec l’ONSSA, du fait que l’Office a pour tâche de contrôler ce type de structures. Dès lors, il a indiqué que l’inspecteur en charge de la région aurait été suspendu de ses fonctions face à cette situation. Par ailleurs, le président de la FMDC a souligné que « le problème avec l’abattoir en question réside dans le fait que le président de la commune de Benslimane n’est nul autre que le président de la Fédération interprofessionnelle des Viandes Rouges (FIVIAR), ce qui indique clairement une manipulation qui porte atteinte au secteur et à la sécurité des consommateurs ».

Sur 900 abattoirs, 8 structures ont l’homologation de l’ONSSA

Le débat autour des conditions d’abattage des animaux ne date pas d’hier. En effet, sur un total de 900 abattoirs, seulement 8 structures ont réussi à décrocher l’homologation de l’ONSSA. Une situation tout à fait désolante quand on sait que le Maroc peine à être autosuffisant en viande rouge, un manque qu’elle comble avec l’importation de viandes bovines russes ou étasuniennes.

Par ailleurs, même si on arrive à faire respecter la loi dans les grandes villes, la situation est bien différente au niveau des souks et autres abattoirs en plein air. La région de Casablanca-Settat compterait une cinquantaine de ces structures, qui échapperaient à toutes formes de contrôle ou qui profiteraient d’un certain laxisme à ce niveau. C’est d’ailleurs dans ce sens que les autorités compétentes ont procédé à la fermeture de certaines de ces structures. Ceci a notamment pour objectif de contenir les dégâts causés à l’environnement tout aussi bien qu’aux consommateurs.

 

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