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Khettaras: Les systèmes d’irrigation ancestraux d’Errachidia

Préserver les khettaras, des systèmes d’irrigation ancestraux à Errachidia.

Dans la province d’Errachidia, les khettaras sont des systèmes d’irrigation ancestraux principalement utilisés pour le patrimoine oasien.

Dans la province d’Errachidia, on peut observer de petites dunes de sable. Si certains pourraient penser qu’il s’agit de collines naturelles, ce n’est pas le cas ! En effet, il s’agit de khettaras. Il s’agit de systèmes qui permettent de mobiliser l’eau dans les zones arides afin d’entretenir les oasis.

Un khettaras est un alignement de puits chacun recouvert d’une butte de sable ou d’argile qui sert à protéger les puits de l’ensablement. Les puits servent à creuser un canal qui se trouvent parfois jusqu’à 10 m de profondeur. Au sous-sol, le vaste canal permet d’acheminer l’eau. Les systèmes peuvent compter jusqu’à une centaine de puits espacés de 10 à 20 mètres. A chaque montée des eaux, l’argile ou le sable qui bouche le canal est enlevé.

Ce système permet de drainer l’eau de la source sur plusieurs kilomètres grâce à la gravité. Lorsqu’une sécheresse se fait sentir, les villages (ksar) ont accès à l’eau. Selon l’Economiste, il y aurait près de 500 khettaras dans le Grand Tafilalet mais seulement 340 seraient encore en fonction. « La succession des sécheresses et l’abandon de l’entretien, principalement dû à la raréfaction de la main-d’œuvre partie travailler en ville, ont entraîné la disparition petit à petit des khettaras. Ce système d’irrigation ancestral est délaissé au profit de puits creusés sur place au niveau de l’oasis, utilisant des motopompes », explique Daoud Fanissi, du bureau régional d’investissement agricole à Errachidia à L’Economiste. De plus, les ksar utilisent de plus en plus des systèmes d’irrigation modernes tels que les motopompes.

Toutefois depuis quelques années, des programmes de réhabilitation ont été mis en place. On observe notamment le Programme Oasis Tafilalet (POT), qui soutient la conservation des khettaras ancestraux par le biais du tourisme oasien et désertique : «circuit touristique du Mejhoul».

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