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Irrigation : Un projet de grande envergure pour le Sahel
Irrigation : Un projet de grande envergure pour le Sahel.

Irrigation : Un projet de grande envergure pour le Sahel

Projet d’Appui Régional à l’Initiative pour l’Irrigation au Sahel (PARIIS).

Les Gouvernements des six États du Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Tchad), la Banque mondiale et leurs partenaires, réunis à l’occasion du Forum de Haut Niveau sur l’irrigation au Sahel, en octobre 2013 à Dakar, sous le Haut Patronage de SEM Macky SALL, Président de la République du Sénégal, au nom de ses pairs, avaient lancé la préparation d’un projet régional sur l’irrigation, au bénéfice des six pays sous l’égide de L’Initiative pour l’irrigation au Sahel (2is).

Lancé en novembre 2018 à Ouagadougou et d’une durée de six ans, le PARIIS est le premier projet opérationnel de l’Initiative pour l’irrigation au Sahel (2iS) et vise à répondre aux besoins concrets d’investissements des États, et assurer au niveau régional la qualité, l‘harmonisation et la replicabilité des solutions d’irrigation identifiées et mises en œuvre dans les États.

Le projet est construit autour du concept de « Solutions d’irrigation ». L’objectif est de doter les six pays, d’ici la fin du projet, d’un ensemble complet de solutions robustes pour les cinq types de systèmes d’irrigation définis dans le cadre du Cadre Stratégique pour l’Eau Agricole au Sahel (CSEAS), ainsi que des capacités pour les déployer à l’échelle.

Lire aussi : Maroc : L’irrigation améliore la gestion de l’eau face à la sécheresse

Document d’orientation et de vision commune et partagée, le CSEAS met en exergue la diversité des irrigations et privilégie une classification typologique de l’irrigation sous l’angle de l’irriguant / producteur.

Objectif de haut niveau

Le PARIIS contribue à la réalisation des objectifs primordiaux de l’Initiative pour l’irrigation au Sahel : « Une agriculture irriguée en expansion, productive, durable, rentable, créatrice d’emplois et assurant la sécurité alimentaire au Sahel» et partant, de la Coalition Mondiale sur l’eau au Sahel (CMES), une initiative prise par les Chefs d’Etats et de Gouvernement du  Comité Permanent Inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS), en Mauritanie, en 2004.

Objectif de Développement et Composantes du Projet

Améliorer la capacité des parties prenantes à développer et gérer l’irrigation et à accroître les superficies irriguées en suivant une approche régionale basée sur les « solutions » dans les pays participants du Sahel.  Le projet est structuré en trois composantes : (A) Modernisation du cadre institutionnel ; (B) Financement des solutions d’investissement dans l’irrigation ; et (C) Gestion des connaissances et coordination.

Une approche axée sur le concept de solutions d’irrigation

Le projet est construit autour du concept de « Solutions d’irrigation ». L’objectif est de doter les six pays, d’ici la fin du projet, d’un ensemble complet de solutions robustes pour les cinq types de systèmes d’irrigation (ci-dessous) définis dans le cadre du CSEAS, ainsi que des capacités pour les déployer à l’échelle.

Type 1 : Aménagement de bas-fonds et décrue contrôlée

Type 2 : Petite irrigation individuelle privée

Type 3 : Irrigation communautaire

Type 4 : Grande irrigation publique

Type 5 : Irrigation à travers le partenariat public – privé(PPP).

Les zones d’intervention du projet (ZIP)

  • Burkina Faso : Régions de la Boucle du Mouhoun, du Nord, du Centre et du Centre-Ouest, ainsi que les provinces de Houet et du Tuy (partie du projet financé sur don et à mettre en œuvre par la Société burkinabé des fibres textiles, Sofitex)
  • Mali : Régions de Koulikoro (Cercles de Koulikoro et de Dioïla), Ségou (Cercles de Ségou et de Barouéli) et Zone Office du Niger
  • Mauritanie : Vallée du fleuve Sénégal  : Trarza, Brakna Ouest, Gorgol, Guidimaka ; Hors vallée du fleuve Sénégal  : Adrar, Tagânt, Hodh el Gharbi, Hodh ech-Chargui, Assaba
  • Niger : Quatre Régions administratives : Agadez, Tahoua, Dosso, Tillabéry
  • Sénégal : Vallée du fleuve Sénégal, Région de la Casamance (Kolda et Sédhiou) et Bassin arachidier (centre du pays)
  • Tchad : Régions orientale (Ouaddaï, Wadi Fira et Sila), centrale (Guéra et Salamat), occidentale (Hadjer Lamis et Chari Baguirmi) et méridionale (Mayo-Kebbi Est et Ouest, Tandjilé, Logone oriental et occidental).

Les systèmes d’irrigation prévus bénéficieront directement à 58.000 agriculteurs, avec un accent particulier sur la petite et la moyenne irrigation. Le nombre total de ménages bénéficiaires est estimé à 72.000. Environ 35% des bénéficiaires directs des systèmes irrigués seront des femmes. Les bénéficiaires indirects sont estimés à quelques 480.000 personnes au total. Les superficies aménagées ou revitalisées sont projetées à 23 000 hectares, avec des solutions d’irrigation adaptées.

Le projet promeut un dispositif fonctionnel de gestion des connaissances pour l’amélioration continue des solutions d’irrigation.

Financement

Le coût total du projet est estimé à 197,2 millions USD répartis entre les six pays et le CILSS. La répartition par pays est la suivante: Burkina Faso 33,3 millions USD, Mali 32 millions USD, Mauritanie 29,1 millions USD, Niger 27,4 millions USD, Tchad 27,4 millions USD et le Sénégal 28,0 millions USD. Chaque pays reçoit un financement (crédit et don) de 25 millions de dollars de l’IDA, qui est complété par des contributions des Gouvernements et des bénéficiaires. Le CILSS reçoit une subvention de 20 millions de dollars de l’IDA. Une subvention du GPOBA d’un montant de 5,85 millions de dollars US est utilisé pour financer l’irrigation de complément des producteurs de coton au Burkina Faso (Sofitex), dans le cadre du Partenariat public-privé (PPP).

Appui du Régional 

Le CILSS a été mandaté par les six pays pour assurer la coordination régionale comprenant :  l’harmonisation des outils et méthodes pour le suivi évaluation global ;  l’assistance technique,  la gestion des connaissances et la facilitation des échanges entre pays, la gestion de l’information de la communication et du plaidoyer, la facilitation de l’adoption des réponses consensuelles et efficaces aux difficultés de mise en œuvre, le lien avec les politiques, initiatives et stratégies régionales et internationales.

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