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Kenya bientôt ouverture une usine engrais avec 27 millions dollars
Engrais - ph : DR

Engrais : Le Brésil sonde le Maroc pour son approvisionnement

La ministre brésilienne de l’Agriculture a rencontré plusieurs représentants des pays arabes sur les moyens d’assurer l’approvisionnement de son pays en engrais.

La ministre brésilienne de l’Agriculture et de l’élevage, Tereza Cristina a tenu une rencontre avec les représentants de plusieurs pays arabes, dont le Maroc. À l’ordre du jour, les moyens de garantir l’approvisionnement de son pays en engrais. Le Brésil en tant que pays à grande vocation agricole s’inquiète de l’impact du conflit russo-ukrainien sur la disponibilité de l’engrais dans le pays.

En tant que 3e fournisseur d’engrais au Brésil, derrière la Russie et la Biélorussie, le Maroc, tout comme le Qatar, l’Egypte et Oman représentent 26 % des engrais importés par le pays. Or, le gouvernement brésilien recherche des moyens de compenser le déficit d’achat en provenance des deux pays impliqués dans le conflit en Europe de l’Est nous apprend la MAP.

Le Maroc, tout comme le Qatar, l’Egypte et Oman représentent 26 % des engrais importés par le Brésil

Pour cette raison, la ministre qui a tenu à rencontrer une dizaine d’ambassadeurs de pays arabes a assuré qu’elle prendra contact avec les opérateurs agricoles brésiliens afin de pouvoir augmenter les importations d’engrais dans les pays arabes.

L’ambassadeur du Maroc au Brésil, M. Nabil Adghoghi a souligné cette opportunité de complémentarité Maroc-Brésil pour assurer la sécurité alimentaire et une connectivité logistique. Il n’a pas caché sa satisfaction à l’égard du niveau d’échanges commerciaux entre les deux pays, notamment en matière d’intrants agricoles. Il a par ailleurs manifesté l’ambition du Royaume à raffermir ces échanges, dans un même esprit du partenariat stratégique avec le Brésil.

À ce sujet, l’ambassadeur marocain a souligné l’apport du Groupe OCP au Brésil dont les activités couvrent une vingtaine d’Etats régionaux brésiliens. Il n’a pas manqué de relever le potentiel du Maroc à jouer un rôle majeur dans la connectivité logistique entre le Brésil et les pays arabes, notamment à travers Tanger Med en tant que plateforme par excellence des exportations à destination de la Méditerranée et du Moyen-Orient.

Dans un reportage, la CNN Brésil cite des responsables au ministère de l’Agriculture et rapporte le désir du gouvernement brésilien d’augmenter les importations d’engrais en provenance des pays arabes à hauteur de 30 ou 35 %, notamment en matière d’azote et de phosphore.

Avec un pourcentage de 8 %, le Brésil occupe la 4e place mondiale en tant que consommateur d’engrais, le potassium étant le principal intrant utilisé par les producteurs (38 %), suivi du phosphore (33 %) et enfin de l’azote (29 %). À noter que les engrais sont notamment utilisés pour la fertilisation du soja, du maïs et de la canne à sucre.

Malgré sa grande vocation agricole, le Brésil dépend encore des importations à hauteur de 85 % de ses besoins. L’Association nationale pour la distribution des engrais (Anda), souligne en effet cette vulnérabilité aux fluctuations du marché mondial.

Face à cela, le gouvernement brésilien a lancé le Plan National des Engrais (PNE) afin de soutenir l’augmentation de la production locale de fertilisants tout en réduisant la dépendance au marché extérieur à 45 % d’ici 2050. Tereza Cristina a en effet entamé une visite au Canada, 4e fournisseur d’engrais au Brésil.

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