Le groupe marocain organise sa distribution depuis Perpignan
Le Groupe Kantari met en avant le rôle de sa filiale Vitafresh Distribution dans l’acheminement et la commercialisation de ses agrumes et légumes frais en Europe. Installée au sein de Saint-Charles International, à Perpignan, cette structure constitue le relais commercial et logistique du groupe marocain auprès de ses clients européens.
Dans une publication diffusée début août 2026, l’entreprise explique combiner sa production au Maroc avec une présence située directement sur l’un des principaux carrefours européens du commerce des fruits et légumes. Le dispositif doit notamment faciliter la gestion des commandes, la disponibilité des produits et l’organisation des livraisons. Aucun nouveau projet d’investissement ni chiffre récent sur les volumes traités par Vitafresh n’est toutefois annoncé.
Un positionnement au cœur des flux vers l’Europe
Cette implantation revêt un intérêt particulier pour les opérateurs marocains. Saint-Charles International assure des fonctions de réception, de contrôle, de regroupement et de redistribution des marchandises vers plusieurs marchés européens. La plateforme indique approcher aujourd’hui les deux millions de tonnes de fruits et légumes commercialisés annuellement.
Dans un entretien publié par AgriMaroc en avril 2026, le Syndicat national des importateurs et exportateurs de fruits et légumes de Saint-Charles précisait que le Maroc représentait 34 % des volumes commercialisés sur la plateforme, soit plus de 600 000 tonnes. L’origine marocaine arrivait ainsi derrière l’Espagne, créditée de 56 % des flux.
La présence d’une filiale de distribution au sein de ce pôle peut permettre à un exportateur de mieux articuler production, préparation des commandes et relations commerciales. Elle ne dispense cependant pas des exigences imposées à l’entrée sur le marché européen, notamment en matière de conformité sanitaire, de traçabilité, de qualité commerciale et de respect des cahiers des charges clients.
La publication du Groupe Kantari illustre ainsi une stratégie d’intégration de l’aval, mais ne fournit pas suffisamment d’éléments pour mesurer son poids économique ou son évolution récente.

