Accueil / Actualités / Actu internationales / Espagne : les producteurs d’agrumes pensent à déraciner leurs arbres
Souss-Massa-71-MDH-de-prime-à-l-exportation-au-profit-des-agrumiculteurs

Espagne : les producteurs d’agrumes pensent à déraciner leurs arbres

Espagne : les producteurs d’agrumes pensent à déraciner leurs arbres en raison des prix trop bas.

Le producteurs des agrumes de Castellón mènent une deuxième vague de manifestations. Ils demandentune aide directe pour atténuer les pertes enregistrées lors de la campagne en cours.

La gravité de la situation est telle qu’il y a déjà des producteurs à Nules qui étudient la possibilité de déraciner leurs arbres, étant donné qu’ils ne voient pas un avenir viable pour l’activité.

Les oranges et les clémentines sont périssables et l’arbre est en mauvaise condition pour la prochaine saison si le fruit n’est pas récolté au moment ou il faut le cueillir. C’est pourquoi certains producteurs sont disposés à vendre à perte ou à faire tomber le produit au sol lorsque les conditions du marché sont mauvaises, comme ce fut le cas cette année.

En effet, l’entrée massive d’oranges sud-africaines a saturé les marchés européens en première partie de la saison, retardant la récolte de la Clemenules (une variété phare de Castellón) et provoquant le chevauchement des variétés dans cette seconde partie. Cela a fait chuter les prix d’origine et cette tendance se poursuit, malgré l’amélioration des ventes. Il faut noter que 30 % de la production d’agrumes au cours de la première partie de la saison n’a pas été récoltée.

Certains producteurs d’agrumes de l’association agricole de Nules ont exprimé leur inquiétude devant la plate-forme Dignitat del Llaurador (Dignité pour le Producteur) et ont déclaré qu’à moins d’une aide publique, ils pourraient ne pas avoir d’autre choix que d’abattre leurs arbres.

« Les gens sont désespérés », déclare Cèsar Estanyol, conseiller municipal de la ville de Nules et porte-parole de la plate-forme. Il affirme que l’application de la clause de sauvegarde de l’accord entre l’UE et l’Afrique du Sud serait désormais inefficace, car il est déjà trop tard et que la solution la plus appropriée pour les producteurs d’agrumes serait de recevoir des subventions directes.

Selon le secrétaire général de l’Unió de Llauradors, Carles Peris, entraîner la chute des fruits de l’arbre, coûterait 120 euros par hanegada (ce qui représente environ 831,9 mètres carrés), ce qui doit être ajouté aux coûts de production.

Avec FreshPlaza

Regardez aussi

Maroc : Le potentiel de la figue de barbarie et de son huile dévoilé

Maroc : Le potentiel de la figue de barbarie et de son huile dévoilé

L’huile de graines de figue de barbarie vaut 1000 dollars le litre sur les marchés …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *