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Clémentines: rencontre des professionnels avec le ministre Akhannouch

Crise de la clémentine: les détails de la rencontre des professionnels avec le ministre de l’agriculture Aziz Akhannouch.

Les professionnels de l’agrumiculture ont rencontré le ministre de l’agriculture et de la pêche maritime Aziz Akhannouch afin d’aborder la crise qui touche les clémentines.

La clémentine marocaine va mal

La clémentine est en crise. Le prix des clémentines est anormalement bas, plusieurs producteurs notamment dans la région de Berkane se sont mobilisés afin de dénoncer une situation grave qui touche ce secteur, mais leur situation n’est pas isolée et semble partagée. En effet ils sont nombreux à avoir renoncé à récolter leur production, puisque le coût de la main d’oeuvre est supérieur à ce que leur offre le marché!

Cependant la tendance est à l’optimisme, le dossier de sortie de crise du secteur agrumicole va bientôt aboutir à un résultat, ceci notamment après la réunion de la profession avec monsieur le ministre Aziz Akhannouch qui a eu lieu mardi 17 janvier au ministère de l’Agriculture (une réunion qui aura duré 2 heures), les participants ont présenté des propositions de solutions ainsi qu’un diagnostic détaillé pour une sortie de crise. D’après un professionnel présent à cette réunion « la rencontre a été motivante et encourageante. »

En plus du ministre de l’Agriculture et de la Pêche Maritime Aziz Akhannouch et de son staff central, l’ensemble des directeurs régionaux de l’agriculture ont assisté à cette rencontre. Du côté de la profession, tous les acteurs de la filière ont répondu présents, le président des chambres de l’agriculture, Maroc Citrus, Citrus Export, l’Association des producteurs d’agrumes du Maroc (Aspam) et l’Association des conditionneurs d’agrumes du Maroc (Ascam), ils étaient tous là.

Les différentes problématiques qui plombent la clémentine au Maroc

Plusieurs problématiques ont été traitées lors de cette rencontre telles que: la plantation, les débouchés, le déséquilibre variétal, le manque de stations de conditionnement, ainsi que le manque d’organisation au niveau de la commercialisation.

Au sujet de la commercialisation et des marchés prêts à absorber la production, Khalid Bounajma, président de l’Ascam a déclaré que « le premier (marché) qui se trouve à notre portée n’est autre que le marché local qui peut capter 400,000 tonnes dans le secteur moderne, mais qui doit être organisé. Il a pour atout de garantir de bons niveaux de qualité et une traçabilité à l’instar de l’export. »

Concernant les prix, il ne s’agit pas seulement d’un problème d’intermédiaire, mais aussi d’un problème de processus. « Tel qu’il est commercialisé aujourd’hui sur le marché local, ce fruit perd 40% de son poids, parce qu’il reste exposé à l’air libre. Il ne fait pas l’objet d’un traitement pour le froid et n’est donc pas stabilisé. Le fruit continue à respirer et puise dans ses réserves et notamment dans le sucre qu’il contient, ce qui impacte négativement ses qualités gustatives », affirme le président de l’Ascam dans une déclaration à medias24. « Avec ce que gagnent les intermédiaires, l’écart entre le prix perçu par le producteur et le prix payé par le consommateur se creuse et devient énorme. La FAO a produit de nombreuses études sur ce sujet », poursuit-il.

Le message semble être passé en tout cas, tous les producteurs qu’ils soient petits ou grands semblent dans le même bateau. Gageons que politique et production puissent trouver un terrain d’entente afin de sauver une campagne délicate.

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