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Agrumes: Les objectifs du contrat-programme ont-ils été atteints ?

La filière des agrumes a-t-elle atteint les objectifs établis par le contrat-programme ?

La filière des agrumes semble tirer profit du contrat-programme instauré : le volume de production dépasse les attentes et les impactes socio-économiques sont positifs mais les exportations restent insuffisantes.

La filière agrumicole est liée à l’Etat par un contrat-programme. Etablit en 2009, ce partenariat fixe divers objectifs à atteindre d’ici 2018 comme, par exemple, la plantation ou le renouvellement de 50 000 ha de vergers agrumicoles, parvenir à produire 2,9 MT et en exporter 1,2 MT. Une enveloppe budgétaire de 9 milliards de dirhams est consacrée à l’exécution de ce contrat-programme dont 3 milliards seront financés par l’Etat et 6 milliards par le privé.

Le contrat-programme a été bénéfique pour la filière. A quelques mois de son terme (fin 2018), les résultats sont plutôt positifs : « Nous comptons dépasser légèrement l’objectif en termes de production et de nouvelles plantations. », se réjouit Ahmed Derrab, secrétaire général de l’Association des Producteurs d’Agrumes du Maroc (ASPAM). Toutefois, le bilan est moins satisfaisant en ce qui concerne l’export qui risque de ne pas remplir ses objectifs. M. Derrab explique cette lacune par le fait que « le marché des agrumes est hyper concurrentiel à l’international. Nos concurrents directs (l’Espagne, l’Italie et la Grèce) se situent tous -à l’exception de la Turquie et d’Israël- dans l’espace européen, bénéficiant ainsi de la proximité des clients et des avantages liés à l’appartenance à un grand marché commun ».

Des exportations toujours faibles

Les exportations d’agrumes peinent à se développer malgré les efforts fournis dans le cadre du contrat-programme. Pour remédier à cette situation, l’ASPAM s’est mobilisée. L’encadrement et la formation des agriculteurs ont été intensifiés notamment par le biais de l’organisation d’ateliers « au profit des techniciens et des ouvriers pour améliorer la qualité du produit ainsi que gérer tous les risques liés aux différentes étapes du verger jusqu’au client final », explique M. Derrab.

Des discussions ont également été entreprises avec les autres acteurs liés à l’exportation, par exemple les structures portuaires, dans le but de promouvoir et d’organiser l’exportation.

L’agrumiculture est l’une des cultures les plus importantes au Maroc : elle emploie 150 000 personnes dont 100 000 dans les vergers et assure les revenus de nombreuses familles du monde rural.

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