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Accord de libre échange UE-Mercosur : Les agriculteurs européens craignent la concurrence

Les quatre pays latino-américains devraient pouvoir exporter quelque 99 000 tonnes de viande bovine vers l’Union européenne sans droit de douane.

L’Union européenne et les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay) ont conclu un accord de libre-échange. Un accord considéré comme une ouverture économique à l’heure où les Etats-Unis en tête choisissent le protectionnisme, indique euronews.com.

L’accord trouvé entre l’Union européenne et les quatre pays du Mercosur suscite depuis son officialisation vendredi 28 juin une vague de critiques chez les agriculteurs européens, notamment chez les éleveurs, qui craignent une concurrence déloyale, avec l’arrivée en masse de viande bovine.

L’Union Européenne est désormais un marché très minoritaire en volume dans l’ensemble des exportations de viandes bovines du Mercosur, surtout depuis l’ouverture du marché chinois. Mais il n’en reste pas moins un marché primordial en valeur. Le Brésil est ainsi le premier fournisseur de l’UE devant l’Uruguay et l’Argentine. Comparativement aux envois à travers le monde où la viande bovine congelée domine, la part de viande réfrigérée est bien plus importante à destination de l’Union Européenne, et croissante depuis quelques années. Sauf circonstances très particulières, comme fin 2015, la viande bovine produite au Mercosur est systématiquement beaucoup moins chère au stade entrée abattoir qu’en UE.

Une fois pleinement entré en vigueur, cet accord supprimerait plus de 90% des droits de douane des deux parties et « ouvrira la plus vaste zone de libre-échange au monde » souligne le Président de la Commission Européenne.

Les éleveurs européens quant à eux, estiment qu’ils ne parviendront pas à concurrencer les “usines à viande” latino-américaines, indique lexpress.fr. D’autant que selon eux, les pratiques illustrent un double-standard de production entre les deux continents: antibiotiques utilisés comme hormones de croissance d’un côté assorties de déforestation, contre toujours plus de normes environnementales côté européen.

L’accord doit être approuvé par les 28 Etats membres, puis par le Parlement européen. Une nouvelle étape l’attend.

 

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