Accueil / Actualités / Actu internationales / Ségolène Royal veut interdire les herbicides à base de glyphosate
La ministre française de l'écologie, Ségolène Royal demande le retrait des autorisations de mise sur le marché des herbicides contenant du glyphosate mélangé à des adjuvants à base d'amines grasses
La ministre française de l'écologie, Ségolène Royal demande le retrait des autorisations de mise sur le marché des herbicides contenant du glyphosate mélangé à des adjuvants à base d'amines grasses - photo:DR

Ségolène Royal veut interdire les herbicides à base de glyphosate

Produits Phytos: Ségolène Royal demande l’interdiction d’herbicides à base du glyphosate mélangé à certains adjuvants.

La ministre française de l’écologie, Ségolène Royal demande le retrait des autorisations de mise sur le marché des herbicides contenant du glyphosate mélangé à des adjuvants à base d’amines grasses de suif (tallow amine), qui présentent des risques pour la santé.

La ministre française de l’écologie, Ségolène Royal, a demandé vendredi  12 février à l’ANSES (agence de sécurité sanitaire) le retrait des autorisations de mise sur le marché des herbicides contenant du glyphosate mélangé à des adjuvants à base d’amines grasses de suif (tallow amine), qui présentent des risques pour la santé, indique AFP.

Une réévaluation immédiate de l’ensemble des produits phytosanitaires contenant du glyphosate et des co-formulants de la famille des tallow amine a donc été demandée par la ministre ainsi que et le retrait des autorisations de mise sur le marché des produits concernés présentant des risques préoccupants.

Cette décision vient suite à l’expertise remise ce vendredi par l’ANSES sur ces produits, qui conclut que les informations disponibles sur les risques du glyphosate seul ne justifient pas, à ce stade, un classement cancérogène probable. En revanche, l’ANSES estime que le mélange du glyphosate avec certains co-formulants, notamment des co-formulants de la famille des tallow amines, peut présenter des risques particuliers pour les utilisateurs du grand public ou du monde agricole.

Ségolène Royal avait saisi l’ANSES suite à des mises en garde sur les produits phytosanitaires contenant du glyphosate soulevés par le centre international de recherche contre le cancer en 2015.

Pour sa part, en tant qu’acteur majeur dans le développement des herbicides, le groupe Monsanto assure que sa gamme d’herbicides Roundup, son désherbant le plus vendu au monde, à base de glyphosate, ne contient pas cette famille d’adjuvants.

En novembre, l’autorité européenne de sécurité des aliments avait estimé « improbable » que le glyphosate seul présente un danger cancérogène pour l’homme, un avis qui avait suscité des critiques exprimées fin novembre par 96 scientifiques du monde entier dans une lettre ouverte, indique AFP ajoutant que l’autorisation de commercialiser en Europe des herbicides à base de glyphosate expire le 30 juin prochain.

Regardez aussi

Un meurtre déguisé en suicide dans une ferme de Benslimane

Un meurtre déguisé en suicide dans une ferme de la région de Benslimane. C’est un …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *