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Pêche illégale: Un réseau espagnol démantelé

Un réseau espagnol de pêche illégale démantelé en Antarctique.

Six personnes ont été arrêtées en Espagne et une dizaine d’autres placées sous surveillance dans le cadre d’une enquête internationale sur un réseau de pêche illégale, qui sévissait dans les eaux de l’Antarctique.

De nationalité espagnole, les suspects ont été accusés d’infractions à l’environnement, de blanchiment d’argent, de falsification de documents ainsi que de crime organisé, a précisé selon l’AFP, l’organisation internationale de police criminelle, basée à Lyon.

Leur commerce, qui reposait sur l’utilisation de trois bateaux, leur rapportait chaque année 10 millions d’euros avant de prendre fin en début du mois lors d’une large opération de police impliquant 15 pays dont l’Espagne, indique l’AFP.

« Le rôle d’Interpol dans la coordination de tous les échanges de données et de renseignements a été déterminant dans le succès de l’opération », a déclaré le général Vincente Perez Perez, responsable du service de la protection de la nature de la Garde civile espagnole (Seprona). C’est en janvier 2015 que les trois bateaux suspects avaient été repérés par les forces espagnoles en train de pêcher au large de l’Antarctique des poissons à dents de Patagonie, vendus à prix d’or sur le marché, dans une zone protégée par la Convention sur la conservation de la faune et la flore marines de l’Antarctique (CCAMLR). Bien qu’interdits dans la région, des filets à lamelles avaient été alors utilisés, poursuit la presse.

A la demande de la Nouvelle-Zélande, des notices « pourpres » avaient été lancées par Interpol afin de collecter le maximum d’information sur les activités des trois navires et qui avaient abouti en mars 2015 au lancement d’une large opération de police, ajoute la même source précisant que c’est dans ce cadre que des agents d’Interpol, dont des officiers de la Garde civile espagnole, ont été dépêchés en février dernier au Sénégal pour s’informer sur l’un des bateaux. Ils avaient ensuite découvert ses liens notamment avec une société fantôme enregistrée en Espagne. L’équipe avait été aussi capable de suivre les 180 tonnes de poissons péchés illégalement, transportés par bateau à destination du Vietnam via Singapour.

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